Grenouille

Par les chaudes soirées d'été, il vous est sans doute arrivé d'entendre quelque concert guttural de grenouilles. Partout où se trouve un peu d'eau, dans les campagnes irriguées, les fossés, les canaux, les étangs, la grenouille est reine. Vous connaissez tous cette humble petite bête : à votre approche elle saute, affolée, dans le fossé ou l'étang. Peut-être vous est-il arrivé, pensant à quelque savoureux repas, d'en pêcher ou d'en tuer une ?Mais vous seriez impardonnable de l'avoir fait simplement pour vous amuser, car la grenouille est un animal à la fois inoffensif et utile : elle dévore, sans jamais se rassasier, les insectes et petites bêtes qui nuisent à l'agriculture.

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Sommaire
  1. Réponses aux questions les plus courantes
  2. Pourquoi la grenouille saute-t-elle ?
  3. Comment respire-t-elle ?
  4. Pourquoi hante-t-elle les lieux humides ?
  5. Comment s'empare-t-elle de ses proies ?
  6. Comment produit-elle son coassement ?
  7. En hiver, elle se cache
  8. Transformations successives
  9. Les principales espèces

Réponses aux questions les plus courantes

Pourquoi la grenouille saute-t-elle ?

Grenouille verte

La grenouille a quatre pattes ; ses membres antérieurs, courts et grêles, se terminent par quatre doigts. Quand elle est sur la terre ferme, ce sont ces deux pattes qui lui servent d'appui ; dans l'eau, elles sont serrées contre son corps. Les membres postérieurs sont, au contraire, très développés, longs, musclés et très forts ; ils se terminent par cinq doigts reliés par une membrane formant une sorte de rame bien adaptée à la natation.Pour avancer, la grenouille se ramasse sur ses deux membres postérieurs pliés en forme de Z, puis elle les détend brusquement et saute parfois jusqu'à un mètre de distance.

Comment respire-t-elle ?

La grenouille respire par la peau et les poumons. Sa peau est totalement nue : ni poils, ni plumes, ni écailles. Cela facilite la respiration cutanée, qui est plus intense que la respiration pulmonaire.Les poumons sont de simples sacs aux parois très ténues et bien pauvres en vaisseaux sanguins. Pour faire entrer l'air dans ses poumons, la grenouille... l'avale. Privée de cage thoracique, elle ne peut, contrairement aux mammifères, ni dilater ni contracter ses poumons comme un soufflet de forge. L'air entre par les narines et afflue aux poumons grâce au mouvement de la partie inférieure de la bouche et de la gorge qui s'élève et s'abaisse en un rythme très rapide (140 mouvements à la minute chez certaines espèces).

Pourquoi hante-t-elle les lieux humides ?

Quand elle est mouillée, la peau de la grenouille lui sert d'organe respiratoire. En effet, il ne se produit d'échange gazeux à travers une paroi que si celle-ci est humide ; la grenouille possède une réserve de glandes qui sécrètent un liquide visqueux.

Comment s'empare-t-elle de ses proies ?

La grenouille se nourrit de petits insectes, de mollusques et de vermisseaux. Elle ne les mange que vivants ; à l'affût derrière une feuille ou sur une brindille, elle les attend patiemment. Quand enfin arrive l'imprudent... clac ! un coup de langue, et voici la proie engloutie.La langue, appareil de capture, est disposée d'étrange façon : au lieu d'être fixée au fond de la bouche et libre à l'extrémité antérieure, elle est au contraire libre au bord postérieur, de telle manière qu'elle peut se tourner à l'extérieur. C'est ce qui se produit quand la grenouille capture sa proie : elle projette sa langue au-dehors ; celle-ci, humide et très visqueuse, retient la victime qui se trouve alors engluée.

Comment produit-elle son coassement ?

C'est toujours la grenouille mâle que nous entendons coasser dans l'étang ou le fossé : la femelle est très souvent occupée à pondre ; en outre son organe vocal est très réduit. Chez certaines espèces, les mâles possèdent des sacs vocaux qui, en se gonflant quand l'animal coasse, font saillir une sorte de petite vessie pleine d'air de chaque côté de sa bouche.

En hiver, elle se cache

Quoiqu'elle résiste bien au froid, la grenouille ne vit activement que si la température n'est pas trop basse. Au début de la mauvaise saison, dès les premiers froids, elle perd beaucoup de sa vitalité : elle devient lente et comme à demi endormie. Elle se terre alors dans lé sol, dans la boue des rivières, où elle n'a, jusqu'au retour du printemps, qu'une vie latente. Elle respire par la peau, qui est très perméable.

Transformations successives

Comme tous les amphibiens, la grenouille naît à partir d'œufs déposés dans l'eau. Ses petits sont, dès leur naissance, munis de branchies et vivent dans l'eau. Ils subissent ensuite de profondes modifications qui les transforment en animaux terrestres. Suivons ces transformations : Au début du printemps, la grenouille dépose ses œufs dans l'eau, en nombre varié suivant les espèces (de 1 000 à 15 000 au maximum). Ils sont enveloppés d'une substance gélatineuse qui les unit en masses compactes. A l'intérieur de l'œuf commence le premier développement embryonnaire.Peu de jours après en sort une larve appelée têtard. Incapable de nager et de manger, le nouveau-né se colle à la coque de l'œuf ou à une feuille de plante aquatique, au moyen de deux organes adhésifs placés sous son corps. Sa bouche se forme, ses narines s'ouvrent, puis les yeux apparaissent sous la peau. Sa queue s'allonge, tandis que, de chaque côté du cou, se distinguent les fissures branchiales, où l'on devine des petites houppes ramifiées qui sont des branchies externes. Dès lors le têtard lâche son support et commence à nager. Les membres postérieurs apparaissent, puis les antérieurs. La queue diminue et disparaît ainsi que les branchies, pendant que se développent les poumons. Finalement, la petite grenouille, qui ne mesure guère qu'un centimètre de long, fait son apparition sur la terre.

Les principales espèces