Paresthésie

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Une personne sur vingt s'en plaint plus ou moins régulièrement. C'est dire s'ils font partie de notre vie, ces fameux fourmillements, plus fréquents chez la femme que chez l'homme, et plus sensibles chez les personnes âgées que chez les jeunes.

Les fourmillements : de quoi s'agit-il ?

Au début, on ne s'en préoccupe pas, ou bien on les attribue à une mauvaise position. C'est vrai que, là aussi, on parle de fourmis, mais il s'agit seulement de la compression malencontreuse d'un nerf ou de vaisseaux sanguins. Les fourmillements, les vrais, se produisent plutôt au repos lorsque l'on est assis, accoudé ou allongé. Ils ne disparaissent pas en quelques minutes mais peuvent au contraire s'installer pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Il faut principalement chercher leur origine dans une déficience circulatoire passagère, et accessoirement dans ce que l'on appelle des accès spasmophiles. On ne peut écarter pour autant l'existence d'affections comme le syndrome de Raynaud ou le livedo articulaire, dont les symptômes annonciateurs peuvent être confondus avec les fourmillements. Mas ces maladies sont relativement rares, et du seul ressort de la médecine.

Le traitement :

Si ces fourmillements sont liés à un état spasmophile, il conviendra d'entreprendre un traitement de fond associant d'entreprendre un traitement de fond associant dans un premier temps calcium et vitamine D et, ensuite seulement, magnésium. Dans l'hypothèse d'une origine circulatoire, l'attitude thérapeutique ne pourra être décidée qu'après des examens précis. En effet, avant de parler de déficience circulatoire, il faudra s'assurer qu'il n'existe pas de causes locales susceptibles de déclencher ces fourmillements. On peut de la sorte évoquer les micro-traumatismes dus à des outils vibrants (marteau piqueur) ou à des objets tels que machine à écrire ou piano.

Quelques remèdes de grand-mère :

Pour tous les problèmes de "mauvaise circulation", nos grands-mères ont accumulé nombre de recettes essentiellement transmise de mère en fille. Qui n'a pas, par exemple, entendu parler de la vigne rouge ? Traditionnellement, on la recommandait en tisane, à prendre le soir au coucher.

Dans le cas précis des fourmillements,il est préférable de faire des bains, deux fois par semaine, en laissant tremper durant 20 minutes les extrémités concernées dans une décoction de vigne rouge à température de 32° C. Pour la préparer, prévoir 50 g de plantes pour 20 litres d'eau (à réduire en proportion s'il s'agit que d'un simple bain de pieds).

Tout aussi traditionnelle, la tisane de séneçon permet de tonifier l'ensemble de l'appareil vasculaire. 30 g de plante entière (avec racine) sont suffisants pour préparer une infusion d'un litre. A prendre 3 fois par jour, à raison d'une tasse matin, midi et soir.

Ne pas oublier, non plus, le jus de citron au réveil, qui améliorera l'élasticité et le tonus des parois vasculaires, et l'ail cru qui, du fait de ses propriétés tonifiantes, permet d'éviter les petits accidents vasculaires.