Loup (canidé)

(Redirigé depuis Les loups)

Le loup appartient à la famille des canidés, celle des chiens. Leur taille varie en fonction des régions, les espèces du Sud étant plus petites que celles du Nord. La couleur de leur robe est également fonction de leur habitat : blanc ou gris clair et toujours long et épais pour les loups de l'Arctique, fauve et ras pour les loups indiens par exemple.

La plupart des loups ont pourtant un pelage gris fauve et noir, crème sur le ventre et à l'intérieur des pattes. Leur tête est grande, leur museau allongé et leurs yeux obliques très expressifs. Leurs oreilles dressées et pointues sont extrêmement mobiles. Leur queue touffue, longue de 30 à 50 cm, possède à sa base une glande odoriférante. Les pattes longues et minces se terminent par de grands pieds pourvus, comme celles de tous les canidés, de griffes non rétractiles.

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Sommaire
  1. Fiche d'identité
  2. Les loups du monde
    1. Le loup de toundra eurasienne
    2. Le loup du désert
    3. Le loup du Mexique
    4. Le loup rouge
    5. Le loup d'Europe
    6. Le loup noir
    7. Le loup de l'Arctique
  3. La meute
    1. Territoire
    2. Un grand voyageur
    3. La journée du loup
    4. Les loups solitaires
  4. La chasse et les repas
    1. Une chasse organisée
    2. Les repas
    3. Manger à tour de rôle
    4. Au menu : fruits et grenouilles !
  5. La reproduction
    1. Le temps des amours
    2. La naissance
    3. Les petits
    4. L'éducation des louveteaux
  6. La communication
    1. Des hurlements dans la nuit
    2. Le langage gestuel
    3. Un univers parfumé
    4. Manœuvre d'intimidation
    5. Cris et hurlements
    6. Le salut au chef
  7. La guerre au loup
    1. Le loup, un animal diabolique
    2. Chasse et destruction
    3. La peur du loup
  8. Une espèce en voie de disparition
    1. Sauver le loup
    2. Le loup, une espèce à protéger
    3. Élever des loups
  9. Le loup dans l'histoire
    1. La louve nourricière
    2. Le loup conducteur d'âmes
    3. Fenrir et Tyr
    4. Odin et ses loups
    5. Le loup, symbole de force et d'invincibilité
  10. Histoires de loups
    1. La bête du Gévaudan
    2. Histoires et contes
    3. Les enfants loups
    4. Les loups-garous
  11. Les cousins du loup
    1. Le coyote
    2. Le renard roux
    3. Le loup d'Abyssinie
    4. Le dingo
    5. Le lycaon
    6. Le chacal
  12. Le saviez-vous ?

Fiche d'identité

Le loup ressemble à un gros chien. Tous deux sont des mammifères carnivores, qui appartiennent à la famille des canidés. Le loup a une tête allongée, des oreilles droites, une cage thoracique étroite et puissante, et de longues pattes musclées. C'est un coureur infatigable et un bon nageur. Il a des sens très développés, particulièrement l'ouïe et l'odorat, très utiles pour la chasse. Sa taille varie de 1 à 1,5 m de long, sans la queue, et son poids va de 16 à 60 kg. La louve est plus petite que le loup. Le cerveau du loup est plus gros que celui du plus gros chien.

Famille : canidés (celle, entre autres, des chacals, des renards et des chiens sauvages et domestiques).

Espèces : deux principales survivantes, le loup gris, très majoritaire, et le loup roux.

Taille et poids : de 1,4 à 2 m de long (du museau à la pointe de la queue) et 60 à 90 cm de haut (au garrot), selon l'individu et l'espèce, pour un poids de 12 à 80 kg pour les plus gros mâles. Les loups d'Europe et d'Asie sont plus petits que les loups d'Amérique.

Reproduction : portées de 4 à 7 petits par an.

Durée de vie : 8 à 16 ans.

Nourriture : omnivore avec une forte prédominance Carnivore.

À l'automne, la fourrure du loup s'épaissit : le pelage d'hiver peut peser un kilo. Puis, au printemps, le loup mue ; il paraît alors plus maigre. Un loup vit environ 8 à 12 ans dans la nature, parfois jusqu'à 16 ans en captivité.

Pelage

La robe des loups a diverses couleurs (gris, roux, noir blanc) selon la race et l'habitat, et de multiples nuances dans chaque couleur. Cette diversité de couleur est unique chez les mammifères. Le pelage du loup est composé de deux types de poils : des poils laineux et fins qui isolent du froid; et, en surface, des poils longs et raides qui protègent de la pluie et de la neige. Les loups des pays froids ont un pelage épais, ceux des pays chauds un pelage fin.

Yeux

Le loup a des yeux en amande, dorés, bruns ou blanc bleu. Son regard est profond et intense. Sa bonne vue, spécialement adaptée à la chasse, lui permet de repérer ses proies en mouvement, même à l'aube et au crépuscule, mais il ne discerne pas bien les détails.

Odorat

La truffe du loup possède 22 fois plus de récepteurs olfactifs que le nez de l'homme. L'odorat est important chez le loup pour le marquage du territoire, la chasse, et pour détecter la présence de l'homme, son principal ennemi. Il peut sentir une proie à plusieurs kilomètres de distance.

Les oreilles

Le loup a des oreilles dressées, pointues et très mobiles. Il les oriente pour capter les bruits. Son ouïe développée lui permet d'entendre des ultrasons, inaudibles par l'oreille humaine. Il peut entendre hurler un autre loup à une distance de 9 km.

Dentition

Le loup possède 42 dents, comme le chien. Il se sert de ses crocs pour tuer les proies : les incisives pour saisir les morceaux de chair, les molaires et prémolaires pour broyer les os et découper la chair.

Pattes.

Le loup est digitigrade : il marche sur les doigts. Les pattes avant sont formées de cinq doigts, dont un ne touche pas le sol. Les pattes arrières ont quatre doigts. Il a des griffes non rétractiles. Les pattes font office de raquette dans la neige. Les empreintes du loup sont si semblables à celles d'un gros chien qu'il est difficile de les distinguer. Le loup peut, en courant, atteindre des pointes de vitesse de 60 km/h.

Les loups du monde

Les loups sont présents dans tout l'hémisphère Nord : en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Ils se sont adaptés aux climats et aux habitats les plus variés : steppe, toundra, forêt, plaine, montagne ou même désert. Dans l'Himalaya, on trouve des loups à plus de 5 000 m d'altitude. Les loups adaptent aussi leur régime alimentaire aux régions qu'ils habitent. Ainsi, ils chassent des chameaux dans les déserts de Mongolie, des rennes et des caribous dans la toundra russe.

Le loup de toundra eurasienne

Plus grand que le loup arctique, son pelage n'est pas toujours blanc ou crème, mais parfois gris bleu. Il habite sur les rives de l'océan Arctique, dans les grands espaces gelés de la toundra.

Le loup du désert

C'est le plus petit des loups. Il ne pèse qu'environ 18 kg. Grâce à son pelage clair, il peut se camoufler dans le désert. Sa fourrure mince est adaptée aux températures élevées. Ces loups vivent dans la péninsule arabique. Ils chassent souvent seuls ou à deux, vivent surtout la nuit et s'enterrent dans le sable aux heures les plus chaudes.

Le loup du Mexique

C'est le plus petit des loups gris d'Amérique du Nord. Aujourd'hui, c'est une espèce menacée de disparition.

Le loup rouge

Il a un pelage fauve et de grandes oreilles. Pour certains scientifiques, il s'agit d'une espèce à part entière. Pour d'autres, il résulte d'un croisement entre un loup et un coyote. Considéré comme éteint dans les années 1980, il a été réintroduit à l'état sauvage en Caroline du Nord, en Amérique, à partir de 1897.

Le loup d'Europe

Il occupe une large bande de territoire à travers toute l'Eurasie, depuis le Portugal jusqu'à l'Himalaya.

Le loup noir

Les loups noirs sont très rares en Europe occidentale. On les rencontre surtout en Amérique du Nord, dans les forêts sombres de résineux du Canada.

Le loup de l'Arctique

Il a des petites oreilles arrondies et un museau court. Sa fourrure est blanche, et ses poils très longs lui permettent de résister à - 50 degrés. Il vit dans les grandes îles de l'Océan Arctique. Chaque meute occupe un vaste territoire, car les proies sont rares.

La meute

Les loups vivent généralement en meute, formant un groupe de 7 à 20 individus, selon la taille et de la quantité de proies disponibles. À la tête de la meute, un couple dominant, seul autorisé à se reproduire. Puis viennent ses descendants et quelques adultes. Le chef prend toutes les décisions tandis que les autres loups obéissent et lui manifestent régulièrement leur respect Au sein de la meute s'établit ensuite une hiérarchie organisée du plus âgé au plus jeune, du plus fort au plus faible, mais constamment remise en question avec force défis et batailles.

Une meute est composée d'un couple de loups et de leurs descendants. Dans la meute, les loups sont soumis à l'autorité du chef. C'est lui qui prend toutes les décisions importantes. Tous les loups lui obéissent et vivent en général en bonne entente. Chacun occupe une place bien définie. La meute est très unie, tous les loups s'occupent de l'éducation des petits. Les loups chassent en groupe et prennent leurs repas ensemble.

La meute est une grande famille, dominée par un loup et une louve. Ceux-ci vivent avec un autre mâle, les jeunes nés les années précédentes et les louveteaux. Des liens très forts les unissent. A l'intérieur de la meute, chaque loup tient son rang et tous se soumettent à l'autorité du chef. C'est lui qui décide des moments de chasse, des déplacements et des "concerts" de hurlements. En générale, les meutes comprennent de 4 à 8 loups, mais parfois beaucoup plus, comme en Alaska, où l'on en a rencontré de plus de 30 loups. Le couple dominant reste uni très longtemps. Si la louve meurt, le loup choisit une autre compagne. Au moment des amours, les loups se battent entre eux pour prendre la place du chef et pouvoir faire des petits.

Territoire

Chaque meute occupe un territoire, un espace plus ou moins grand, pouvant aller de 50 à 2 500 km2, selon les régions et l'abondance du gibier. Le territoire doit compter assez de proies pour nourrir toute la meute, un point d'eau pour boire et des endroits pour se reposer et installer la tanière. Les loups marquent leur territoire en y déposant leurs besoins et le défendent contre les autres loups. Ce territoire est compris dans un "espace vital" plus grand, où les loups s'aventurent aussi pour chasser.

Moins les proies abondent, plus le territoire des loups est étendu. Suivant les régions, il peut ainsi passer de 60 à 300 km2. Les membres de la meute se déplacent en permanence à l'intérieur de ses frontières pour chasser. Ils peuvent parcourir plusieurs kilomètres les uns derrière les autres, sur la piste des proies qu'ils ont repérées grâce à leur odorat. Ils attendront d'avoir identifié avec certitude la nature de ces proies, puis de s'être suffisamment rapprochés, pour donner l'assaut, non sans avoir auparavant accompli le rituel du « salut au chef ».

Un grand voyageur

Le plus souvent, le loup se déplace au trot. En une nuit, il peut parcourir jusqu'à 60 km. Un meute peut quitter son territoire au bout de quelques années et s'installer dans une autre si la nourriture manque.

Le loup arpente son territoire à la recherche des proies à chasser. Les loups marchent en file indienne, à la queue leu leu (leu veut dire loup au Moyen Age), en posant les pattes dans les empreintes du loup précédent. Ainsi, ils se fatiguent moins, surtout quand ils marchent dans la neige. C'est à l'aube et au crépuscule qu'ils sont le plus actifs.

La journée du loup

Les loups vivent groupés et passent environ la moitié de leur temps à dormir, un tiers à se déplacer pour chasser, et le reste à manger et à jouer. Quand vient l'heure du repos, ils s'endorment les uns contre les autres. Pour avoir chaud, le loup ramène sa queue sur son museau.

Les loups solitaires

Certains jeunes manifestent parfois l'envie, au moment de la saison de reproduction, de se mettre en quête d'un territoire et d'une femelle pour former leur propre meute. Ils parcourent ainsi de très longues distances, jusqu'à 100 km par jour, évitant avec soin d'entrer sur le territoire d'un autre clan. Dans les régions où la plupart des proies naturelles ont été exterminées, les loups vivent également en solitaires, se nourrissant de détritus ou de quelques animaux d'élevage comme les moutons ou les chèvres.

La chasse et les repas

Babines retroussées et crocs menaçants, le loup se tient au-dessus de sa proie pour se la réserver. Un cerf nourrit la meute pendant plusieurs jours. A partir de 2 mois, les adultes donnent aux louveteaux affamés de la viande qu'ils ont déjà mâchée. Ils leur apportent aussi de petites proies. En jouant avec elles, les louveteaux apprennent les gestes de la chasse.

Une chasse organisée

Pour capturer une grosse proie, tous les loups de la meute partent ensemble. Le plus souvent, ils repèrent leur proie à l'odeur. Leur odorat est si fin qu'ils peuvent le flairer à 1 km de distance. Il leur arrive aussi de la surprendre par hasard ou de suivre ses traces. Toute la meute est en alerte, oreilles pointées vers la proie. Les loups s'approchent sans se faire repérer. Une fois près de la proie, ils s'élancent pour la rattraper. Le plus souvent, l'attaque se fait par derrière. Ils fatiguent leur proie en la mordant avec leurs crocs. Parfois, un loup est gravement blessé par le sabot d'un cerf ou d'un élan. Sur une dizaine d'attaques, en moyenne une seule réussit.

La technique de chasse utilisée dépend de la nature de la proie : la plus rapide est chassée en embuscade, la plus grosse est poursuivie jusqu'à l'épuisement. Mais les loups choisissent toujours un gibier adapté à leur force. Un loup solitaire s'attaque à une chèvre, tandis qu'une meute poursuit un troupeau de rennes ou de bisons. Mordue aux pattes puis au mufle, leur victime s'écroule bientôt sous l'assaut de ses poursuivants affamés. Prédateur puissant aux dents acérées, doté d'une mâchoire capable d'exercer une pression de 15 kg par cm2, le loup peut tuer un animal plus gros que lui par simple morsure au cou. Il lui arrive pourtant de reculer devant des proies mieux armées, tels les bisons aux cornes redoutables ou les cerfs aux coups de pieds meurtriers.

Parfois, les loups s'attaquent aussi aux animaux domestiques (troupeaux de moutons, chèvres). Près des villes, ils fouillent les poubelles. Les loups poursuivent de préférence des animaux malades, blessés ou affaiblis qu'ils ont plus de chances d'attraper.

Les repas

Le loup et la louve qui dirigent le clan se servent les premiers. Ils repoussent les loups qui tentent de se servir avant eux. Les petits lèchent les adultes pour quémander de la nourriture. Un loup mange environ 2 à 4 kg de viande par jour, selon sa taille, mais il peut engloutir 8 à 10 kg de viande en un seul repas et jeûner pendant une semaine. S'il s'agit d'une grosse proie, les loups en enterrent une partie dans des cachettes. Ils y reviendront afin de prendre de la nourriture pour les petits. Un repas peut durer de 20 minutes à une heure.

Manger à tour de rôle

Le partage du gibier suit un protocole très précis. Le chef mange en premier, tandis que les autres membres de la meute sont contraints d'attendre. Vers la fin de son repas, la femelle dominante peut se joindre à lui. Lorsqu'il est enfin rassasié, il abandonne les restes à ses congénères, les plus forts prélevant les plus gros morceaux, les plus faibles gardant souvent le ventre vide. Dans le cas d'une proie de grande taille, les loups choisissent parfois de camper à proximité jusqu'à ce que la carcasse soit entièrement nettoyée. Parfois ils la dépècent pour la transporter ailleurs ou encore l'enterrer dans des cachettes.

Le loup, comme son cousin le renard, n'est pas très sélectif en matière de nourriture. Il s'attaque à tous les mammifères, du plus petit rongeur comme la souris jusqu'aux grands cervidés comme les élans, en passant par les oiseaux, les batraciens, les reptiles, les poissons ou les insectes. Il se nourrit également de charognes et ne rechigne pas non plus devant les lichens, les fruits et les baies !

Un loup et sa proie.

La reproduction

Vers 6 semaines, les louveteaux commencent à jouer entre eux. Ils se chamaillent, jouent à saute-mouton, à se battre, et s'amusent à mordiller la queue du premier loup qui passe. Déjà, le plus fort veut dominer les autres. La plupart des jeunes loups quitteront la meute vers 2 ans, parfois plus tôt, tandis que certains y resteront jusqu'à 5 ans.

Dès l'âge de deux ou trois ans, à la fin de l'hiver, les louves entrent en chaleur pour se reproduire. Dès lors, la meute arrête son vagabondage et chacun se trouve un abri : grotte, souche creuse ou arbre abattu. Seule la louve dominante aura des petits car elle éloignera sans pitié les mâles de toutes les autres femelles.

Après environ 2 mois de gestation, elle met 4 à 7 louveteaux au monde dans sa louvière, la tanière qu'elle a spécialement choisie pour la naissance et l'élevage de ses petits.

Le temps des amours

Seul le couple qui règne sur la meute a des petits. Dès 2 ans, la louve peut se reproduire. Au cœur de l'hiver (de janvier à mars selon les régions), elle va s'accoupler avec le loup. Pour séduire son fiancé, elle se frotte contre lui, le mordille et lui lèche le museau. Le loup et la louve s'accordent beaucoup de marques de tendresse et repoussent les autres loups qui veulent s'approcher. Pendant la grossesse, le loup apporte à manger à la louve dans la tanière. Les petits naîtront deux mois plus tard environ.

La naissance

Dans la tanière, qu'elle a tapissé de poils, d'herbe et de mousse, la louve met au monde 4 à 6 louveteaux couverts d'un fin duvet. Elle coupe le cordon ombilical de chacun et les lèche pour les sécher. Blottis contre elle, ils rampent vers les mamelles pour téter son lait riche et gras. A la naissance, ils pèsent 300 à 500 g. Ils sont sourds et aveugles.

Les petits

Le loup et la louve ont des petits une fois par an. Avant la naissance, la louve creuse une tanière, le plus souvent à flanc de coteau. Un étroit tunnel mène à une chambre souterraine où naîtront les louveteaux. Ils resteront dans la tanière pendant 7 à 8 semaines. Ensuite, la louve les déplace sur les sites de rendez-vous, lieux découverts où ils grandiront jusqu'à 6 mois. Tous les loups de la meute chassent pour les nourrir et leur apportent régulièrement à manger. Ils veillent sur eux et les protègent des dangers. À 1 an, les louveteaux ont atteint leur taille d'adulte.

L'éducation des louveteaux

Toute la meute s'occupe des louveteaux. Les autres louves tiennent le rôle de tantes et de baby-sitters. Vers 3 à 4 semaines, les louveteaux sortent de la tanière et font connaissance avec leurs frères et sœurs. Ces derniers leur font fête et les lèchent. Les adultes sont très patients avec eux et surveillent les alentours. S'ils aperçoivent un aigle, un lynx ou un puma qui rôde et menace les petits, les adultes prennent les louveteaux par la peau du cou et vont les mettre à l'abri. Quand les louveteaux ont 8 à 10 semaines, la meute quitte la tanière pour le site de rendez-vous.

La communication

Les loups hurlent seuls ou en groupe à n'importe quel moment de la journée ou de la nuit. Tête en arrière et museau pointé vers le ciel, ils poussent chacun un hurlement différent. En observant les adultes, les louveteaux apprennent très vite le langage de la meute. A 9 mois, ils connaissent déjà les mimiques et postures qui leur permettent de communiquer avec les autres loups.

Les loups utilisent un langage codé pour communiquer entre eux et exprimer leurs émotions. Chaque position des différentes parties du corps (queue, oreilles, pattes...) a une signification particulière. Le loup émet toute une série de sons (hurlements, aboiements, grognements...), pour transmettre des messages à ses congénères. Il laisse aussi des messages odorants sur son territoire en y déposant son urine et ses exècréments. Il fait ainsi savoir aux loups des autres meutes qu'ils ne doivent pas franchir les limites de son territoire, car il est ici chez lui.

Des hurlements dans la nuit

Les loups communiquent entre eux grâce à un registre sonore très étendu. Les plaintes servent de salut ou de signe de soumission, les grondements traduisent l'agressivité, les aboiements sont des cris d'alarme, de protestation et parfois d'excitation.

Mais les plus connus sont les hurlements légendaires. Seuls ou en compagnie de toute la meute, de préférence à l'aube ou au crépuscule, les loups hurlent pour affirmer leur présence et avertir ainsi les autres hordes de ne pas empiéter sur leur territoire. Portant jusqu'à 10 km, ces sons servent également de points de repère aux retardataires ou aux égarés. Ils jouent enfin un rôle important dans la cohésion de la meute en synchronisant par exemple le départ à la chasse.

Le langage gestuel

Bien au-delà des sons, le langage des loups fait appel à un grand nombre de postures et de mimiques. La position de la queue, le mouvement des oreilles, des babines et du nez sont autant de signaux de crainte, de respect ou d'agressivité. Le chef de la meute manifeste par exemple sa suprématie en se campant fermement sur ses pattes, rigide et immobile comme une statue, queue dressée et oreilles pointées, tandis que ses subalternes courbent l'échiné sur son passage ou expriment leur soumission en se couchant sur le dos, les pattes en l'air.

Un univers parfumé

Les odeurs fournissent aux loups un grand nombre d'indications. Des marquages d'urine, d'excréments et d'odeurs laissées par leur glande odoriférante permettent aux loups de signaler leur territoire. Leurs congénères peuvent, à la lecture de ces signaux, établir avec précision le nombre de loups de la horde et la date de leur dernier passage. En flairant l'arrière-train d'un individu, et donc cette même glande odoriférante qui joue ainsi le rôle d'une véritable carte de visite, les loups sont également capables de déterminer son âge, son sexe et la position hiérarchique qu'il occupe au sein de la meute.

Manœuvre d'intimidation

Deux loups s'affrontent. L'un deux, gueule ouverte, laissant apparaître les incisives et les canines, adopte une attitude menaçante. En signe de peur, l'autre loup découvre ses molaires. Le regard joue également un rôle important dans les relations entre loups. Quand deux loups se rencontrent, ils utilisent diverses attitudes ou postures pour communiquer. Le loup dominant se tient debout, immobile, la tête haute, queue et oreilles dressées, poil hérissé, regard dirigé vers l'autre loup. Le loup soumis abaisse les oreilles et la tête, met sa queue entre ses pattes fléchies et se courbe.

Les marques d'affection envers le chef, qui ponctuent les retrouvailles, renforcent la cohésion de la meute. Le loup soumis peut aller parfois jusqu'à s'allonger par terre et à ramper pour montrer sa totale soumission au loup dominant.

Cris et hurlements

Un loup peut hurler pour plusieurs raisons : quand il est séparé des autres loups de la meute, pour rassembler celle-ci avant une partie de chasse, chercher une compagne, ou lorsqu'il est inquiet, mais aussi pour défendre ses petits ou une proie qu'il a chassée. Le hurlement d'un loup peut porter jusqu'à 15 km. Les louveteaux poussent leurs premiers hurlements vers 32 jours. Parfois, ils hurlent quand ils sont séparés de leurs frères ou de la meute. Les loups peuvent aussi aboyer, gémir, japper, grogner et geindre.

Le salut au chef

Les loups sont affectueux entre eux. Quand les loups de la meute retrouvent leur chef au réveil ou après une séparation, ils lui lèchent la face en remuant la queue et se frottent mutuellement le museau. Les soumis se serrent tous contre le chef et adoptent une attitude de soumission, oreilles plaquées sur la nuque et tête baissée.

La guerre au loup

Au moyen Age, les chasseurs exposent avec fierté la dépouille du loup et vont de village en village mimer la scène de la capture. En échange, les villageois leurs donnent des œufs ou des pièces de monnaie : c'est la quête au loup. Parfois, on pend la dépouille du loup à un arbre que l'on nommera ensuite arbre à loup.

Le loup, un animal diabolique

Avec le christianisme, dès le IVe siècle, le loup incarne le Mal et le Péché, car il s'attaque aux agneaux de Dieu, symboles de pureté. Aussi faut-il lutter contre lui et le détruire à tout prix. Au XIIe siècle, l'Église recommande donc aux chrétiens de participer aux battues. Les bergers récitent des prières pour que les loups épargnent leurs troupeaux. Au cours des siècles, les hommes ont utilisé différentes techniques pour chasser les loups : pièges, fosses à loups, collets, filets, poison, armes à feu, trappes, assommoirs. On va même jusqu'à leur transmettre la gale, qui contaminera toute la meute et les louveteaux. Au Moyen Age, pour expliquer pourquoi les loups entraient dans les villes, on faisait croire qu'ils avaient une préférence pour les femmes et les enfants et qu'ils ne s'attaquaient pas aux hommes armés.

Chasse et destruction

En France, des 813, Charlemagne crée les luparii, ancêtres des louvetiers, chargés de détruire les loups dans l'empire. Dans les siècles suivants, la chasse du loup était pratiquée par le roi et la noblesse avec des chiens spécialement dressés. Peu à peu, on autorise aussi le peuple à chasser le loup. Dès qu'une région est infestée, le tambour bat dans les villages et les paysans organisent une battue. Quand apparaissent les armes à feu, la chasse s'intensifie. Au début du XVIe siècle, l'Angleterre est le premier pays à exterminer les loups. En Russie, au début du XIXe siècle, la population chasse le loup pour obtenir des primes.

La peur du loup

A partir du Moyen Age, période troublée où se succèdent famines, guerres et épidémies, on voit le loup comme un animal menaçant et nuisible. Il se nourrit de cadavres humains sur les champs de bataille, s'approche des villes et rôde dans les cours de ferme. Craignant ses attaques pendant les hivers frais du Nord, les paysans allument des feux pour faire peur aux loups et les éloigner des maisons. Dans les campagnes, les paysans, armés de fourches et de haches, organisent des battues. En 1421, en France, des loups entrent dans Paris, cherchant des proies en se faufilant dans les ruelles étroites. En Inde, au XIXe siècle, les famines poussent les loups à pénétrer dans les villages.

Une espèce en voie de disparition

Autrefois très répandu à travers l'hémisphère Nord, où il occupait une importante variété d'habitats, le loup a disparu d'une grande partie de la planète, en particulier d'Europe de l'Ouest (quelques loups seulement en Grèce, en Italie, en Espagne et au Portugal).

Les loups sont encore relativement nombreux en Europe centrale (100 000 pour l'ex-URSS). Mais en Amérique du Nord seuls subsistent aujourd'hui environ 70 000 loups, sauvés grâce à leurs étonnantes facultés d'adaptation.

Sauver le loup

Des loups continuent cependant à être chassés ou piégés un peu partout dans le monde, malgré les lois de certains pays. L'homme pourra-t-il un jour vivre en bonne entente avec les loups ? Il en va de leur avenir.

Les observations de nombreux biologistes nous livrent de précieuses informations sur les loups. Grâce à la radio-télémétrie, on connaît mieux les déplacements du loup et les activités de la meute. Ainsi, on a pu voir que le loup était très actif à l'aube et au crépuscule. La technique consiste à équiper les loups d'un radio-émetteur (collier). Avec une antenne réceptrice, les chercheurs tentent de capter les signaux émis en suivant les loups par exemple en hélicoptère ou en scooter des neiges. Pour fixer le collier émetteur, pesant 480 g, il faut d'abord capturer les loups, puis les anesthésier avec une piqûre. Avant de les relâcher, on les pèse, et on les soigne s'ils sont blessés. Il arrive parfois que le loup perde son collier ou qu'une panne empêche de capter le signal radio. Aux États-Unis et au Canada, depuis 1960, plus de 5 000 loups ont été ainsi équipés et suivis par radio-télémétrie pendant des années. En Espagne, en 1997, 11 loups ont été munis d'émetteurs, ce qui a donné aux biologistes beaucoup de renseignements sur leurs déplacement, ce qu'ils mangent, et les obstacles naturels qu'ils peuvent franchir, comme les rivières.

Le loup gris avait disparu du parc de Yellowstone, aux États-Unis, depuis 1926. Vingt-neuf de ces loups, capturés au Canada, ont été relâchés dans le parc en 1995, puis d'autres par la suite. Auparavant, les loups avaient été maintenus en meute pendant dix semaines dans des enclos d'acclimatation. Aujourd'hui, on compte environ 250 loups à Yellowstone. Les loups réintroduits ont rétabli l'équilibre entre faune et flore.

Le loup, une espèce à protéger

Certaines espèces de loups sont éteintes aujourd'hui, comme le loup de Hondo, qui habitait la plus grande île du Japon. Le loup de Mexique, qui n'existait plus qu'en captivité, a été réintroduit en 1998 en Arizona. D'autres espèces sont en grand danger, comme le loup indien, menacé par la construction de route et de chaussée par les bergers. Dans de nombreux pays d'Europe, les loups sont protégés par la convention de Berne de 1979. Dans le monde, les associations qui défendent les loups se développent. Les défenseurs du loup proclament qu'il a un rôle utile dans la nature : il élimine les animaux affaiblis et empêche les cerfs de dégrader les forêts. Le retour du loup attire dans les parcs nationaux de nombreux touristes amateurs d'animaux sauvages. Ainsi, dans le parc des Abruzzes, en Italie, ou dans celui de Bieszczadski, en Pologne, on peut voir de nombreux loups.

Élever des loups

Certains défenseurs du loup s'efforcent de démontrer que le loup peut s'apprivoiser. En Allemagne, le vétérinaire Dirk Neumann avait élevé des louveteaux au biberon, il les promenait en laisse comme de jeunes chiens et les faisait jouer avec les enfants. Les louveteaux, ayant grandi, exécutaient des tours comme des chiens savants. En France, l'écologiste Gérard Ménatory a crée le parc du Gévaudan, en Lozère, où il a élevé en semi-liberté des loups de tous pays.

Le loup dans l'histoire

La louve nourricière

Dans la mythologie romaine, la légende de Romulus et Remus raconte la fondation de Rome. Ces jumeaux, fils du dieu Mars et de Rhea, ont été jetés dans le Tibre. Aux cris des nouveau-nés, une louve surgit sur la rive, les recueille et les nourrit de son lait dans une tanière où ils seront découverts par un berger. Une fois adultes, Romulus et Remus veulent élever une cité à l'endroit même où la louve les avait nourris. A la suite d'une querelle, Romulus tue son frère et fonde la ville de Rome. La louve devient l'emblème de la ville.

Le loup conducteur d'âmes

Dans l'Égypte ancienne, le dieu loup conduit les âmes, à travers le mort, jusqu'au Soleil, séjour des bienheureux. Oupouaout, dieu à la tête de loup, ouvre le chemin semé d'embûches et veille sur le Soleil. Une ville lui est dédiée, Siout (aujourd'hui Assiout), grande cité de Haute-Égypte nommée par les Grecs Lycopolis (la ville du loup). Les loups y étaient embaumés et momifiés à côté des humains. La monnaie de la ville était frappée à l'effigie du loup. La légende veut qu'une meute de loups ait défendu la ville contre les envahisseurs éthiopiens. Oupouaout était considéré comme un double du pharaon.

Fenrir et Tyr

Tyr et le loup Fenrir

Fenrir est un loup gigantesque et monstrueux, fils d'un dieu malfaisant et démoniaque (Loki) et d'une géante (Angerboda). Odin élève Fenrir et le confie à son fils Tyr. Mais Fenrir devient rapidement une bête puissante. Pour l'empêcher de détruire le monde, Tyr doit mettre sa main droite dans la gueule de Fenrir, pendant qu'il lui passe un collier autour du cou. Fenrir dévore la main de Tyr, mais il sera enchaîné par un lien magique. Fenrir va finalement se libérer pour engloutir la Terre, le Soleil et la Lune. C'est la fin du monde. Mais le fils d'Odin tue Fenrir et fait renaître de l'abîme un monde plus beau.

Odin et ses loups

Dans la mythologie scandinave, Odin, père céleste, a deux loups à ses côtés. Quand il prend part au festin des dieux dans son palais d'or, il ne mange rien et donne sa nourriture aux deux loups tapis à ses pieds, Gere et Freke (ce qui veut dire Avide et Redoutable). Le loup représente alors la valeur du guerrier et Odin appelle ses guerriers ses "loups". Odin, dieu des guerriers, est souvent représenté avec une tête de loup.

Le loup, symbole de force et d'invincibilité

De nombreux peuples chasseurs s'identifient au loup. Les Américaines l'imitent dans certains rituels de chasse. Ils se recouvrent de peaux de loup et, dissimulés dans l'herbe des grandes plaines, simulent son approche pour chasser les bisons. Pour eux, le loup est un modèle de force et de courage. Pour de nombreuses tribus indiennes, le loup est aussi celui qui guide les âmes des guerriers.

Histoires de loups

La crainte des loups rôdant dans les campagnes a donné naissance à de nombreux comptes, fables et légendes. Ces récits mettent les enfants en garde contre le grand méchant loup. Du Petit Chaperon rouge à la Chèvre de M. Seguin, on ne compte plus les victimes qu'il engloutit toutes crues dans son ventre. En France, quand la bête du Gévaudan terrifie les paysans de la Lozère, ils imaginent avoir affaire à un loup énorme, cruel et sanguinaire, et organise de grandes battues où de nombreux loups sont tués.

La bête du Gévaudan

Au XVIIIesiècle, en France, une bête féroce sema la terreur dans le Gévaudan (en Lozère et dans les départements voisins). Pendant quatre ans, de 1764 à 1767, environ 130 personnes furent tuées par l'animal, et plus de 70 blessés. Femmes et enfants furent dévorés, et même décapités. Ceux qui ont aperçu la bête crurent voir un loup gigantesque, différent de ceux vivant dans la région. De nombreuses hypothèses sur cet animal ont été avancées. S'agissait-il d'un ou de plusieurs loups, d'un animal échappé d'une ménagerie, d'un ours, d'une hyène, peut-être même d'une être humain ?

Histoires et contes

Le loup apparaît souvent dans les contes de fées. Dans Le Petit Chaperon rouge, de Ch. Perrault, une fillette qui va rendre visite à sa grand-mère rencontre un loup surgi du fond des bois. La bête rusée va dévorer la grand-mère et prendre sa place dans le lit pour engloutir le Petit Chaperon rouge. On retrouve le loup dans Les trois petits cochons et Le loup et les sept chevreaux. Le roman de Renart, écrit au Moyen Age, met en scène Ysengrin, un loup plutôt benêt, maladroit et facile à tromper, face à son compère Renart, le malin goupil.

Les enfants loups

Depuis le Moyen Age, des histoires d'enfants sauvages recueillis par des loups se multiplient. On a découvert en 1344 deux enfants, l'un en Hesse, l'autre en Bavière (l'Allemagne de nos jours), élevés par des loups. Aux XIXe et XXe siècles, de nombreux cas sont découverts aux Indes. Le plus célèbre est celui d'Amala et Kamala, deux petites indiennes découvertes en 120 dans la tanière d'une louve, en plein cœur de la jungle. Comme des loups, tous ces enfants marchent à quatre pattes et mangent de la viande crue. Ces histoires vraies ont inspiré des écrivains tels que l'Anglais Rudyard Kipling, qui publie en 1894 Le Livre de la jungle.

Les loups-garous

On appelle loup-garou une personne qui a le pouvoir de se transformer en loup les soirs de pleine lune. Ce mythe de loup-garou remonte à l'Antiquité grecque et à la mythologie germanique et scandinave. Au XIIIe siècle, l'Église pensait que les loups-garous étaient des hommes et des femmes, qui ayant vendu leur âme au diable, avaient le pouvoir de se changer en loup quand ils le désiraient. Sous la Renaissance, des milliers de sorcières et des centaines de loups-garous furent condamnés et envoyés au bûcher.

Les cousins du loup

Le loup appartient à la famille des canidés comme le chien, le chacal, le renard, le lycaon, le fennec, etc. Leur ancêtre commun est Hesperocyon, premier canidé apparu sur Terre il y a 37 millions d'années. Le loup est le plus grand de tous. Il a des cousins sauvages sur tous les continents. Les canidés ont tous des dents tranchantes et un museau allongé. Ils marchent sur les doigts, ont des griffes non rétractiles et courent rapidement. Certains vivent en meute et d'autres sont solitaires.

Le coyote

Il habite en Amérique du Nord, de l'Alaska au Mexique. Comme le loup, il lui arrive de hurler. Il chasse lapins, antilopes, oiseaux, moutons, volailles, et se nourrit aussi d'animaux morts et d'ordures. Il creuse un terrier pour mettre au monde 5 à 10 petits. En courant, il peut atteindre une vitesse de pointe de 65 km/h.

Le renard roux

Il vit en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord, mais aussi en Asie et en Australie. Il s'adapte aussi bien aux régions de forêt et de désert que de toundra. Il chasse seul, le jour ou la nuit, faons, lapins, campagnols, hérissons, vers de terre et oiseaux. Il se nourrit aussi de végétaux. Comme les loups, les renards adoptent entre eux des attitudes de soumission pour communiquer. La femelle met au monde 3 à 10 petits dans un terrier tapissé de poils. Le loup s'attaque au renard.

Le loup d'Abyssinie

Il a des oreilles pointues, un museau allongé et de longues pattes. La couleur de sa robe est proche de celle du renard roux. Il habite les hauts plateaux d'Éthiopie, en Afrique, au-delà de 3 000 m d'altitude. Les loups d'Abyssinie vivent en solitaires, en couples ou en groupes de 2 à 12. Ils chassent jour et nuit lièvres et rats-taupes géants et mettent au monde de 2 à 6 petits. C'est une espèce en voie de disparition.

Le dingo

C'est la seule race de chien sauvage. Il a débarqué en Australie, il y a 3 500 ans, comme animal de compagnie des aborigènes. Il a une robe rousse, parfois tachetée, vit en petits groupes d'une dizaine d'individus, formés d'un couple et de quelques petits. Il n'aboie pas mais "chante". Les dingos se sont croisés avec d'autres chiens. Aussi la race à l'état pur est-elle en voie de disparition.

Le lycaon

On le reconnaît à ses grandes oreilles et à sa robe de toutes les couleurs, tachetée de jaune. Le bout de sa queue est blanc. On le retrouve dans les savanes et les régions semi-désertiques d'Afrique. Les lycaons vivent en meutes de 6 à 15 adultes, mais, à la différence des loups, il n'y a pas de chef ni de hiérarchie entre eux. Ils chassent des antilopes à l'aube et au crépuscule.

Le chacal

Le chacal doré, originaire d'Afrique, est le plus répandu, mais on le trouve aussi en Europe et au Proche-Orient. Il chasse de petits mammifères, insectes oiseaux, lézards, scorpions et même des antilopes. Il met au monde 2 à 7 petits, qui quittent le terrier à 2 mois et demi. Le loup gris et la hyène sont ses principaux ennemis.

Le saviez-vous ?

Lorsque les loups se déplacent en groupe, ils marchent en file indienne. Chaque loup place alors ses pattes dans les empreintes du premier, formant ainsi une unique trace, reconnaissable à son aspect creusé et déformé. Ils ne s'écartent les uns des autres que dans les courbes, où Ton voit alors apparaître une multitude de traces de pattes.

Le «salut au chef» La vie des loups est ponctuée de rituels, tel ce « salut au chef » qui se produit lors de retrouvailles ou avant la chasse. Tous les membres de la meute se rassemblent alors avec exubérance autour du mâle dominant, têtes basses, queues pendantes. Soudain, ils se bousculent et se mettent à lui lécher les joues et les commissures des lèvres, tout en le poussant du bout du museau, confirmant ainsi sa suprématie.

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