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Paysages de Bourgogne, du Morvan et de la Bresse

Entre le Massif central à l'ouest, le Jura et les Alpes à l'est, la Bourgogne, le Morvan et la Bresse offrent une mosaïque de paysages frais et humides, traversés par de nombreuses rivières dont la particularité est de partager leurs eaux entre la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée.

Les plateaux du Châtillonnais, au nord, sont couverts de massifs forestiers et de vallées inondables dans lesquelles niche la cigogne noire. Le Morvan, avec ses hivers rigoureux et ses reliefs granitiques qui culminent à plus de 900 mètres, contraste avec la riante Bourgogne.

Cette région sauvage est un véritable sanctuaire de verdure, peuplé d'étangs et de grands lacs artificiels accueillant une faune dont la richesse a justifié la création d'un parc naturel régional. Les vallées de la Cure et de l'Yonne, qui descendent de la montagne morvandelle, offrent des sites boisés et harmonieux, dans lesquels les hommes préhistoriques ont autrefois élu domicile. La Côte bourguignonne, avec ses plateaux calcaires vallonnés et ses buttes bien exposées au soleil, est la région des vignes et des grands crus.

La plaine alluviale, les bocages et les centaines d'étangs de la Bresse composent une des zones humides les plus importantes pour les oiseaux. Dans ses étangs et prairies niche le râle des genêts, un oiseau de plus en plus rare, et, chaque année, des milliers d'oiseaux migrateurs y font escale.

La Loire marque la limite ouest de la Bourgogne, et sa confluence avec le tumultueux Allier forme un site naturel d'une grande richesse biologique, où se réfugient de nombreux oiseaux.

Les plateaux du Châtillonnais

Au nord de Dijon, la montagne châtillonnaise est l'une des zones les plus boisées de la Bourgogne. Les massifs forestiers sont entrecoupés d'importants espaces cultivés en céréales où niche le busard cendré, un rapace qui fait son nid à même le sol. Les plateaux calcaires du Seuil de la Bourgogne s'élèvent en pente douce des plaines de la Saône pour dominer, à 400-500 mètres d'altitude, le Bassin parisien. C'est dans cette région que passe la ligne de partage des eaux entre la Seine et le Rhône.

À Montbard, au nord-ouest de Dijon, la forêt du Grand Jailly, accessible par l'A 38 puis la D 905 accueille une importante population de chevreuils. Plus à l'est, les forêts domaniales de Châtillon-sur-Seine, d'Is sur-Tille, de Moloy et de Val-Suzon, accessibles par la N 71, forment un massif forestier très étendu et continu. La faible densité humaine et les nombreux chemins de ces forêts permettent des balades tranquilles à la recherche de la grande faune comme aimait le faire le célèbre naturaliste suisse Robert Hainard. Cerf, sanglier, blaireau, chat forestier, martre, autour des palombes, chouette de Tengmalm et pic noir habitent ces chênaies-charmaies et ces hêtraies.

Le climat froid et le gel, du début de l'automne à la fin du printemps, permettent le maintien d'une flore à caractère montagnard, comme en témoigne la présence des sabots-de-Vénus, des grandes gentianes jaunes et des carlines acaules.

Les eaux de pluie s'infiltrent rapidement dans les calcaires fissurés du plateau, et réapparaissent sous forme de résurgences ou "douix", telle la Seine à Châtillon, tandis qu'existe tout un réseau hydrographique souterrain. Ces résurgences constituent un habitat privilégié pour la truite et le cincle plongeur. C'est dans les prairies installées dans les fonds de vallons inondables qu'au printemps fleurit le narcisse des poètes et que l'on peut débusquer la cigogne noire.

La cigogne noire

La cigogne noire se reproduit essentiellement dans les zones forestières des régions tempérées et boréales chaudes d'Europe et d'Asie.

La population française est probablement issue d'oiseaux migrateurs européens qui se sont arrêtés sur leur route et se sont installés en Bourgogne. Les premières nidifications datent vraisemblablement de 1975.

Actuellement, quelques couples sont cantonnés dans le Châtillonnais. Ils y trouvent le calme des vastes étendues forestières pour nicher, et des ruisseaux et vallons humides pour se nourrir notamment de batraciens, de petits poissons et d'insectes.

Le Morvan

Les forêts qui entourent le mont Beuvray possèdent encore des vieux chênes comme ont pu en connaître les Gaulois de Bibracte.

Petite montagne granitique érigée au milieu des terrains sédimentaires bourguignons, le Morvan est l'avancée nord-est du Massif central. À deux heures de route de Paris et de Lyon, il couvre une superficie de 2 000 kilomètres carrés à cheval sur les quatre départements bourguignons, la Côte-d'Or, l'Yonne, la Saône-et-Loire et la Nièvre, où il est le mieux représenté.

Son relief vallonné et ses vallées encaissées permettent aux visiteurs d'admirer des panoramas aussi riches que variés. Un des plus beaux paysages du Morvan est sans aucun doute celui qui s'offre depuis le calvaire de Château-Chinon au bord de la D 978. La vue domine la vallée de l'Yonne qui s'inscrit dans une grande faille. L'habitat humain est localisé à mi-pente, au milieu d'un vaste espace agricole, laissant les sommets à la forêt, les bas de pentes et les prairies humides aux pâturages. Les hauts sommets du Morvan ne dépassent pourtant guère les 900 mètres : le Haut-Folin est, avec 901 mètres, le point culminant de la Bourgogne, le Grand Montarnu s'élève à 857 mètres, et le mont Préneley à 855 mètres.

Ces sommets sont couverts par des plantations résineuses et de vieilles hêtraies-chênaies, dignes de l'époque gauloise dont date l'oppidum (ville fortifiée) de Bibracte sur le mont Beuvray. Les forêts accueillent le chat forestier, le cerf, l'autour des palombes et la chouette de Tengmalm, tandis que, dans le bocage aux haies très denses, la pie-grièche grise côtoie l'épervier, la couleuvre d'Esculape et la rainette arboricole. Le long de l'Yonne, qui ressemble à cet endroit aux multiples petits cours d'eau naissant en Morvan, vivent le cincle plongeur, le campagnol amphibie et l'écrevisse à pieds blancs. Dans les vallées humides voisines, on observe le putois, la bécassine des marais, le tarier des prés et le pipit farlouse.

Plus au sud, les sources de l'Yonne forment une des plus belles tourbières bombées du massif.

Au nord de Château-Chinon se trouve le lac de Pannesière qui est, avec une superficie de 520 hectares, le plus grand des six lacs artificiels du Morvan. Il a été construit en 1949 pour la régulation des eaux de la Seine, et comme il gèle rarement en totalité, il sert de refuge pour les oiseaux d'eau en hiver (canards, sarcelles, fuligules, etc.). À l'ouest du lac, la sauvage vallée de l'Oussière n'est accessible qu'à pied depuis la chapelle de Faubouloin.

Dans le Morvan central, la maison du Parc à Saint-Brisson vous accueille et vous informe sur le Morvan, ses milieux, sa faune, sa flore... Un sentier de découverte et un observatoire ornithologique permettent de découvrir l'étang Taureau, étang de flottage typique du Morvan. Quant à l'herbularium, avec plus de 160 espèces de plantes, il vous donne un aperçu de la flore morvandelle et de ses usages.

Le parc naturel régional du Morvan

Le parc naturel régional du Morvan a été créé en 1970 par les quatre départements bourguignons et le conseil régional de Bourgogne. Il regroupe 94 communes pour une superficie de 225 762 hectares. Une de ses missions est de protéger et de valoriser les milieux remarquables et sensibles qui le composent. Aussi, pour découvrir ce massif, plus de 1 500 kilomètres d'itinéraires pédestres balisés, 1 400 kilomètres de circuits VTT et un tour du Morvan équestre sont à votre disposition. Ces chemins, notamment le GR 13 et le GR "Tour du Morvan", longent les sites les plus remarquables. Vous découvrirez ainsi la réserve biologique domaniale des gorges de la Canche, à l'est de Château-Chinon par la D 978, le lac des Settons, au sud de Montsauche par la D 193, ou les rochers du Vieux Dun à la Pérouse, au nord de Dun-les-Places par la D 6. La maison du Parc se trouve à Saint-Brisson et est accessible au nord de Montsauche par la D 977.

La vallée de la Cure

Vue depuis la colline de Vézelay, la vallée de la Cure apparaît comme une mosaïque de villages de cultures, de coteaux et de sommets boisés bien à l'image de la douce campagne bourguignonne.

Les vallées de la Cure et de l'Yonne

Descendant de la montagne morvandelle où elles naissent, l'Yonne et son affluent, la Cure, se rejoignent dans la basse Bourgogne, à Cravant, au sud d'Auxerre. Tout le long de leur périple, elles ont modelé et sculpté des paysages très variés : des vallées sinueuses et encaissées, des combes, des falaises et des grottes. Celles d'Arcy-sur-Cure conservent des traces très intéressantes de l'occupation humaine durant le paléolithique.

Le chat forestier est un excellent grimpeur, mais la plupart du temps il chasse les petits rongeurs au sol, dans les sous-bois ou les prairies en bordure de forêt.

En sortant du Morvan, à Pierre-Perthuis, situé sur la D 958, la Cure a encore une eau vive. Depuis la petite église du village qui domine les deux ponts, on a une très belle vue sur l'étroit défilé. Quelques centaines de mètres en aval, une arcade de 6 mètres de haut est taillée dans le roc. C'est la roche Percée, résultat de l'altération et de l'érosion de roches granitiques.

Plus au nord, on découvre la vallée de la Cure de Voutenay-sur-Cure à Vermenton par la N 6, et celle de l'Yonne de Châtel-Censoir à Bazarnes par la D 100. Les rivières ont creusé de profondes gorges dans d'épaisses couches de calcaire de l'ère secondaire. Exposées à l'ouest, les falaises entretiennent un microclimat subméditerranéen. Ce milieu accueille le faucon pèlerin, le chat forestier, le lézard vert, la couleuvre verte et jaune.

La découverte de ces sites peut se faire depuis Domecy-sur-Cure ou Saint-Moré, où passe le GR 13, mais aussi à partir de la réserve naturelle de Mailly-le-Château, créée pour protéger le plus bel affleurement européen de récif corallien fossile et préserver des pelouses calcaires sèches.

La Côte bourguignonne

Cascade à Vauchignon : Les petits ruisseaux qui dévalent des plateaux franchissent les falaises en cascade avant d'aller grossir les affluents de la Saône.

Entre Chagny et Dijon, le long de la N 74, les noms de Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny, Clos de Vougeot, Nuits-Saint-Georges, Pommard et Beaune évoquent les appellations bien connues des grands vins de Bourgogne. En quittant le vignoble, on accède progressivement aux plateaux calcaires dont les plus élevés sont couverts de forêts. La Côte et l'Arrière-Côte forment un paysage de plateaux vallonnés et de buttes culminant à 500 ou 600 mètres et séparées par de nombreuses combes sèches, étroites, profondes et orientées est-ouest. La flore des deux versants est bien différente : le versant sud (adret) est chaud et offre de nombreuses plantes subméditerranéennes (anthyllis des montagnes, liseron cantabrique). Quant au versant nord (ubac), il est froid et présente des plantes continentales, dont le daphné des Alpes. La faune est également variée : chat forestier, cerf, chouette de Tengmalm, fauvette orphée, circaète jean-le-blanc, faucon pèlerin, lézard vert, couleuvre d'Esculape...

Des points de vue, facilement accessibles sur des corniches de falaise, permettent d'admirer l'ensemble des combes, la Côte et ses villages, la plaine de Saône et même, par beau temps, les reliefs du Jura et des Alpes.

La forêt de Cîteaux

À l'est de Nuits-Saint-Georges, la forêt domaniale de Cîteaux est une vieille futaie de chênes remarquable. Les moines de l'abbaye cistercienne exploitèrent la forêt à partir du Xème siècle. Une partie est classée en réserve biologique intégrale. Tous les stades d'évolution des arbres, dépérissement compris, sont donc représentés. On trouve ainsi de vieilles futaies peuplées de pics mar et de pics noirs et de jeunes futaies habitées par le busard Saint-Martin.. . La bondrée, la bécasse, l'autour sont également bien présents, de même que la rainette et le crapaud sonneur à ventre jaune.

La Bresse

La Bresse est une vaste région naturelle se répartissant sur trois départements, l'Ain, la Saône-et-Loire et le Jura. Elle est délimitée par le Doubs au nord, la Dombes au sud, la Saône à l'ouest et les premiers contreforts jurassiens à l'est. C'est une vaste plaine alluviale à peine vallonnée, au paysage tranquille. Dans le bocage fertile, 600 étangs, dont la majorité se trouve au nord et à l'ouest, couvrent au total 2 000 hectares. Étangs privés en grande majorité, beaucoup sont accessibles par la D 73 au nord de Bourg-en-Bresse, d'où on peut les observer à loisir.

Au sud de Tournus, au confluent de la Seille et de la Saône, nous vous conseillons de visiter l'étang Fouget, situé au cœur de la réserve naturelle de la Truchère-Ratenelle. Un sentier sur pilotis permet de découvrir la richesse végétale de cet étang, composé de touffes de carex, de roseaux, de nénuphars, et un observatoire permet d'observer les oiseaux. Cette réserve qui s'étend sur 393 hectares comporte aussi des dunes de sable fin d'origine éolienne datant de 10 000 ans et une tourbière à sphaignes (sorte de mousse). La variété et les différents stades d'évolution de ces milieux confèrent au site une richesse biologique remarquable. Héron pourpré, héron bihoreau, engoulevent, etc., sont présents.

Beaucoup plus humide que la vallée de la Loire, le val de Saône, entre Verdun-sur-le-Doubs et Tournus, est l'objet de crues abondantes et fréquentes à la fin de l'automne et du printemps. La rivière s'épanche hors de son lit majeur, apportant des matériaux essentiellement argileux. Dans ces prairies humides, comme celles d'Ouroux-sur-Saône au sud de Chalon-sur-Saône (D 978), nichent le tarier des prés, et surtout le râle des genêts. Le bassin de la Saône est, en effet, avec les bassins de la Charente et de la Loire inférieure, une des dernières régions françaises accueillant cet oiseau menacé par la disparition des prairies et par l'utilisation des techniques modernes de fauches. La population nationale de râles des genêts est estimée à 1 100 couples environ, dont plus de 200 dans le val de Saône, mais elle a diminué de 40 % ces huit dernières années.

Non loin d'Ouroux-sur-Saône, un observatoire a été installé sur un bras mort de la Saône, à l'île Chaumette à Eper-vans. La vallée de la Saône est un axe majeur de migration et, à Marnay, dans le même secteur, le confluent de la Grosne et de la Saône est un bon site pour l'observation, notamment lors des grands froids.

À la limite nord de la Bresse, le Doubs entre en Bourgogne à Fretterans et se jette dans la Saône à Verdun-sur-le-Doubs, au bord de la D 970. Cette superbe rivière, à caractère encore montagnard, façonne le paysage avec ses méandres. Les mouvements de la rivière créent une mosaïque d'habitats variés : grèves, saulaies, berges abruptes et friables, grands bras morts, forêts riveraines. Le Doubs est une rivière pleine de vie où se plaisent la gorgebleue à miroir, le guêpier d'Europe, l'hirondelle de rivage, la sterne pierregarin, le faucon hobereau, l'ombre commun, le crapaud des joncs, et la couleuvre vipérine. On peul découvrir ces sites à pied, à partir des villages de Petit-Noir, Lays-sur-le-Doubs, Charette ou Navilly, situés ai nord-est de Verdun-sur-le-Doubs.

La Dombes

Après la Sologne, la Dombes (au nord-est de Lyon) est, avec son millier d'étangs et ses 10 000 hectares d'étendues d'eau, la deuxième région française d'étangs. C'est la Dombes centrale qui est sans conteste la préférée du naturaliste.

Cette Dombes humide, au sol siliceux imperméable, a permis la création des étangs qui abritent de nombreuses espèces d'oiseaux. Ici nichent, entre autres, une population de guifettes moustac estimée à plus d'un millier de couples, la barge à queue noire, l échasse blanche, le blongios nain, le héron bihoreau et le héron crabier. De nombreux petits échassiers de passage dans la région y font escale. De Lyon, la N 83 traverse la Dombes jusqu'à Bourg-en-Bresse. Au départ de Villars-les-Dombes, la capitale, un circuit balisé, "la route des Étangs", permet d'accéder facilement à certains étangs. Des aires de stationnement pour les voitures sont prévues. La plupart des étangs sont privés et il est conseillé de les observer depuis la route. À Villars, le parc ornithologique, créé en 1970, vaut le détour. Seul étang chauffé de la région, il attire les oiseaux des autres étangs lors des grands froids. En période de chasse, des milliers de canards viennent s'y réfugier.

Le bec d'Allier

La Loire, dernier fleuve encore sauvage d'Europe, traverse l'ouest de la Bourgogne sur près de 220 kilomètres. Elle entre en Saône-et-Loire à Iguerande le long de la D 982 au nord de Roanne pour ressortir de la Nièvre après Neuvy-sur-Loire le long de la N 7. Ce fleuve jouit encore de sa dynamique propre. Le tracé du lit se déplace lentement au gré des crues d'hiver et de printemps. Des méandres naissent avec des rives dissymétriques : une rive concave abrupte sculptée par les eaux où les guêpiers et les hirondelles de rivage s'installent, et une rive convexe, plus douce, alimentée par les sables et les graviers.

La Loire s'écoule ensuite en larges méandres jusqu'à Nevers où sa rive gauche s'ouvre pour recevoir les eaux de l'Allier. Le bec d'Allier est ce point de rencontre entre la Loire, dont le cours s'est assagi, et l'Allier, encore agité. La faible pente du terrain et les apports de sable des deux cours d'eau sont à l'origine de la structure en tresse du bec d'Allier et forment de nombreuses îles et grèves d'une grande richesse biologique. La faune est représentée par le petit gravelot, la sterne pierregarin, l'œdicnème criard, le castor et la loutre et, dans la forêt alluviale alentour, l'aigle botté. L'alose vient également frayer ici. Par ailleurs, comme les eaux de la Loire ne gèlent pas, ce site attire beaucoup d'oiseaux en hiver. Il n'est pas rare d'apercevoir les harles piette et bièvre, le garrot à œil d'or, le grèbe jougris ou le faucon émerillon.

Un sentier aménagé sur les bords de la Loire entre Nevers et Marzy permet de découvrir les milieux naturels. Une station ornithologique a, en outre, été installée à Marzy.

Plus en aval, entre La Charité-sur-Loire et Cosne-sur-Loire, le lit de la Loire est ponctué d'une multitude d'îles et d'îlots. C'est "la Loire des îles", l'une des sections des cours de la Loire moyenne les mieux préservées avec des vasières, des grèves sableuses et caillouteuses, des pelouses sèches, des îlots et des îles boisés. Une portion de 18 kilomètres entre La Charité et Tracy-sur-Loire vient d'être classée en réserve naturelle.

Plus en amont, vers l'île de Tinjat, la largeur du lit majeur peut atteindre 4 kilomètres. Le fleuve divague librement et élabore de vastes étendues inondables propices à l'hibernation d'oies des moissons et d'oies cendrées.

En Saône-et-Loire, sur la commune de Bourbon-Lancy, située sur la D 973, un sentier pédagogique, avec deux miradors d'observation, permet de découvrir ce fleuve et l'érosion dont il est l'auteur : une falaise remarquable d'une quinzaine de mètres fait face à une vaste plage.