La rotation des cultures, le voisinage, l'entretien et le repiquage

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L'alternance des cultures revêt de nombreux avantages : c'est l'un des meilleurs moyens de prévention contre les maladies et les parasites ennemis des cultures. Les exigences alimentaires des plantes sont différentes d'une espèce à l'autre, d'où l'importance d'une rotation bien menée.

On améliore la structure du sol en cultivant des sujets à racines superficielles, puis des plantes à racines profondes. On économise du compost et de l'engrais. La rotation évite la fatigue et l'épuisement de la terre ; au contraire, elle en augmente la fertilité.

La succession d'une même culture peut aller de 2 ans au minimum à 5 années ; certaines plantes, telles que l'artichaut, le crambé, le fraisier, le raifort sauvage, la patience et, surtout, l'asperge, sont hors rotation à cause de leur longue durée en place. Il est évident qu'il ne faudra pas cultiver des plantes de la même famille pendant quelques années au même endroit.

En faisant un plan chaque année et en numérotant chaque planche, on évitera les erreurs et on sera sûr de pratiquer une bonne alternance. Si l'on possède un grand potager, il est avantageux d'y cultiver pendant 1 an un engrais vert à base de légumineuses sur une partie pouvant rester libre ; ce sera un très bon précédent pour les pommes de terre et diverses autres plantes potagères gourmandes en azote et en humus.

4 ou 5 successions

Il faut de préférence commencer par des plantes dites « améliorantes », qui enrichissent le sol en azote. Ces plantes sont toutes des légumineuses (fève, gesse commune, haricot, lentille, pois) ou des engrais verts de légumineuses (trèfles divers, luzerne, minette, lupin, vesce ; cette dernière peut être avantageusement associée avec une graminée - seigle, avoine).

Le sol étant enrichi en azote et en matière organique, on peut donc au deuxième passage y cultiver des plantes exigeantes (betterave, céleri-rave, poireau, chou, igname de Chine, topinambour, hélianthe), qui sont de grosses consommatrices d'humus. Le sol ne sera pas fatigué si Ton procède de cette façon.

En troisième rotation, il est conseillé de cultiver des plantes à racines qui vont récupérer les éléments entraînés en profondeur ; leur système radiculaire, à racines pivotantes, va améliorer la structure du sol. Ce sont : l'énothère bisannuelle, la carotte, le salsifis, le scorsonère, le radis d'hiver ou le panais.

En quatrième session, les plantes-feuilles (arroche, laitue, chicorée, cresson des jardins, épinard, fenouil, poirée, tétragone), les plantes à bulbes (ail, oignon, échalote, etc.) : ces plantes n'occupent pas le sol trop longtemps ou ne sont pas exigeantes dans une terre fertile.

En cinquième place, viennent les plantes potagères à fruits (aubergine, courge, concombre, cornichon, melon, tomate, physalis, piment) ; ce sont des plantes peu exigeantes, aimant une terre riche en humus actif.

LE VOISINAGE DES PLANTES

Nos ancêtres connaissaient déjà la «cohabitation» pour les plantes. S'ils ne savaient pas expliquer certains phénomènes, ils observaient et constataient le rôle des associations favorables ou défavorables dans un potager ; petit à petit, ces connaissances ont été oubliées de notre civilisation dite «moderne».

Certaines plantes ont un effet bénéfique sur leurs voisines, elles les protègent des parasites ou des maladies, ou bien elles les stimulent en favorisant leur croissance. A l'inverse, certaines espèces entravent la croissance des autres ; il arrive même qu'une espèce cultivée à côté d'une autre voit son goût modifié.

Ainsi, la carotte repousse la teigne du poireau, tandis que le poireau éloigne la mouche de la carotte, d'où l'avantage d'alterner rang de carottes et rang de poireaux ; les laitues éloignent l'altise du chou ; les radis cultivés près du cerfeuil sont plus piquants, tandis que les radis de tous les mois semés parmi les carottes sont doux ; le basilic repiqué entre les pieds de tomate éloigne certains parasites et évite diverses maladies ; le céleri planté à côté du chou le protège des chenilles en éloignant la piéride ; la plupart des plantes aromatiques, principalement le romarin, l'absinthe, les menthes, la sauge, repoussent les piérides ; le romarin et la scorsonère éloignent la mouche de la carotte ; le raifort sauvage fait fuir les doryphores ; l'origan repousse certains parasites des cucurbitacées.

Il est très agréable de planter certaines fleurs parmi les plantes légumières, soit pour leur beauté, soit pour leur utilité : ainsi le souci éloigne certains insectes parasites des aubergines, des courges, des haricots et des tomates. Éviter de cultiver le pissenlit et l'absinthe parmi les plantes potagères car ils entravent généralement la croissance des autres.

Associations défavorables

Absinthe : carvi, sauge, anis, fenouil, ainsi que les semis et les jeunes plants

Ail : pois, haricot, fève, lentille, gesse ;

Basilic : rue officinale ;

Betterave : haricot à rame ;

Carotte : aneth ;

Cerfeuil : radis;

Chou : fraisier, tomate, oignon ;

Chou-rave : haricot, tomate;

Concombre : pomme de terre, tomate ;

Courge : pomme de terre ;

Échalote : pois, haricot, fève, lentille, gesse ;

Fenouil : tomate, chou-rave, absinthe, coriandre, carvi, haricot, pois, échalote

Haricot : ail, oignon, échalote, tomate, fenouil ;

Laitue : tournesol, persil ;

Melon : concombre, courge ;

Oignon : pois, haricot, fève, lentille, gesse ;

Poirée : poireau ;

Pois : ail, échalote, oignon, poireau ;

Pomme de terre : tomate, courge, carotte, oignon, framboisier, arroche, tournesol ;

Radis : cerfeuil, hysope ;

Tomate : haricot, concombre, chou-rave, pomme de terre, betterave.

Associations favorables

Ail : betterave, fraisier, laitue, carotte, tomate ; artichaut : fève ;

Asperge : haricot nain, persil, tomate ;

Aubergine : haricot (en vert) ; carotte : poireau, oignon, laitue, pois, radis, tomate, haricot nain, ciboulette, coriandre, scorsonère, romarin ;

Céleri à côtes : poireau, tomate, chou-fleur hâtif ;

Céleri-rave : radis, betterave, pois, haricot ; ciboulette : carotte, concombre ; courge : maïs, laitue ; cresson : radis;

Échalote : betterave, fraisier, laitue, tomate ; épinard : betterave, fraisier, laitue, haricot à rame ;

Fraisier : bourrache, épinard, laitue, haricot nain, tomate, thym ;

Fève : artichaut, maïs ;

Haricot : pomme de terre, carotte, concombre, chou-fleur, fraisier, aubergine, maïs, chou, betterave, céleri, épinard, sarriette ;

Laitue : chou-fleur, aneth, carotte, radis, fraisier, concombre, courge, poireau

Mâche : poireau, oignon (blanc) ;

Maïs : pomme de terre, concombre, courge, pois, fève ;

Navet : pois, romarin, menthe ;

Panais : oignon;

Persil : asperge, tomate ;

Poireau : oignon, tomate, carotte, laitue, céleri, mâche ;

Pois : navet, concombre, carotte, radis, maïs, pomme de terre, chou-rave ;

Pomme de terre : haricot, maïs, chou, pois, fève, raifort ;

Radis : pois, laitue, carotte, cresson, épinard ;

Tomate : ail, oignon, carotte, asperge, céleri, poireau, basilic, persil ;

Tournesol : concombre.

L'ENTRETIEN DU POTAGER

Un seul coup d'œil sur un potager suffit à déterminer la qualité du jardinier. On reconnaît le bon jardinier à la tenue du jardin, s'il n'est pas envahi par les herbes sauvages, si les rangs de plantes sont bien droits...

Le Sarclage

Le Sarclage consiste à éliminer les herbes sauvages, appelées mauvaises herbes ou adventices, qui se développent spontanément dans les semis ou parmi les plantes : on les détruit en les arrachant à la main ou à l'aide d'outils (binette, cultivateur, etc.).

Le binage

Le binage consiste à ameublir les interlignes d'une surface de terre ensemencée ou plantée, en vue d'aérer celle-ci ; c'est l'un des travaux les plus utiles au jardin.

Souvent ces deux opérations n'en font qu'une car, en ôtant les herbes sauvages, on effectue un binage qui les arrache ou les coupe. L'opération binage-sarclage contribue à détruire les herbes sauvages, à réduire l'évaporation du sol, à y maintenir une bonne structure (ce qui facilite le développement des plantes), à laisser pénétrer l'air et l'eau, à empêcher la formation d'une croûte à la surface du sol (ce qui favorisera la remontée de l'eau par capillarité) et, enfin, à joindre l'utile à l'agréable, puisqu'un jardin bien entretenu est plus joli.

Les binages doivent être renouvelés souvent (chaque semaine est une bonne habitude) à l'aide d'une binette ou d'un cultivateur (manuel ou à roue). Prendre certaines précautions en binant, pour ne pas abîmer les racines des plantes cultivées. Il faut toujours biner de façon à ne pas tasser la terre ; attention à ne pas piétiner l'endroit : soit on se décale d'un rang, soit on travaille en reculant. Certains jardiniers binent avec un simple râteau : ils font plus de mal que de bien, la terre n'est remuée que sur quelques millimètres ; après leur passage, elle est encore plus tassée. Si la pluie menace, éviter de biner ; il en est de même si la terre est trop humide ou collante, car il vaut mieux biner-sarcler par beau temps, ce qui permet de dessécher les adventices. Arrachées et laissées sur place avant une pluie, ces dernières reprennent facilement, et le travail est à refaire. Pailler après un bon binage est excellent, car cela permet de garder la fraîcheur et empêche la prolifération des herbes sauvages.

En binant souvent, on gagne beaucoup de temps et les plantes cultivées se développent mieux. Le binage est un excellent moyen de surveiller et d'éliminer les plantes qui pourraient être malades. La plupart du temps, on profite d'un binage et d'un sarclage pour faire un éclaircissage.

Le buttage

Le buttage consiste à ramener de la terre autour des pieds de certaines plantes potagères atteignant une hauteur donnée. Son but est de favoriser le développement de la partie souterraine de plantes telles que pomme de terre, oca, topinambour, crosne, tout en gardant mieux la fraîcheur.

Pour d'autres, l'objectif est de les soutenir (pois, gesse, haricot, chou), de blanchir leur tige (chicorée de Bruxelles, cardon, céleri à côtes, asperge) ou de les protéger du froid (artichaut). Le buttage s'effectue quand les plantes sont suffisamment fortes pour supporter cette opération (il faut laisser le haut des tiges hors du sol). Il est toujours précédé d'un bon binage. Le buttage s'effectue à l'aide d'une houe, d'un buttoir manuel ou adapté sur un motoculteur.

Le paillage :

consiste à couvrir le sol autour des plantes en place, avec de la paille, du fumier pailleux, du compost, de la tonte de pelouse, des feuilles diverses, des fougères, pour maintenir une évaporation minimale, donc pour conserver le sol suffisamment humide tout en le protégeant des excès de température. La plupart des plantes potagères ou ornementales de 10-15 cm de hauteur au moins peuvent être paillées.

Cela sert à protéger le sol de la chaleur, du froid et du vent, à diminuer la prolifération des herbes sauvages, à éviter le tassement lors des pluies ou des arrosages, à maintenir la fraîcheur du sol en empêchant l'évaporation, à protéger du contact avec la terre certains fruits qui se salissent (courge, fraise, melon, concombre), à éliminer pratiquement les binages, à empêcher le lessivage lors de fortes pluies, à apporter (après décomposition) une source d'humus au sol. Ne pailler l'ail, l'échalote ou l'oignon qu'en cas de grande sécheresse. La couche de matières végétales utilisée comme paillage ne devra pas excéder 7 cm d'épaisseur.

L'arrosage

L'arrosage consiste à distribuer de l'eau aux plantes quand le besoin s'en fait sentir, l'eau étant un élément nécessaire à toute culture. On arrose généralement lors des mois de chaleur, soit en juin, juillet, août et parfois septembre. L'arrosage se pratique soit tard le soir en période chaude, soit tôt le matin au printemps ou à l'automne. D est préférable d'arroser profondément et moins souvent. Les arrosages journaliers refroidissent le so1 si l'eau n'a pas été exposée au soleil dans de? récipients et n'apportent pas assez d'humidité aux racines des plantes ; ils peuvent être plus nuisibles qu'utiles. Par ailleurs, il n'est jamais bon de laisser des plantes souffrir ou végéter par manque d'eau. Il en résulte un arrêt végétatif, la plupart des végétaux ne s'en remettent pas et donnent des légumes petits, filandreux ou montant à graines prématurément. Les plantes herbacées ou à végétation rapide (laitue, radis, arroche, épinard, tomate, céleri) demandent plus d'eau que les espèces à végétation lente I topinambour, igname, artichaut, oignon, échalote).

Il est évident que la meilleure des eaux est Veau de pluie ; il est possible d'en récupérer dans des bacs en plastique, en vérifiant préalablement qu'ils n'ont pas contenu de produits dangereux (ils restent très souvent imprégnés de produit toxique et, dans ce cas. il vaut mieux en acheter des neufs). L'eau pourra y séjourner quelques jours sans problème, mais pas trop longtemps, l'avantage est qu'elle s'y sera réchauffée.

L'eau de source est généralement bonne, sa teneur en sels minéraux varie beaucoup suivant les terrains qu'elle traverse : comme elle est souvent froide, il faut la stocker dans des récipients pendant une journée pour qu'elle se réchauffe (bacs ou tonneaux).

L'eau de puits est très froide, peu aérée ; dans beaucoup de régions, elle est calcaire, il faut la réchauffer dans des récipients avant de l'utiliser, surtout si le puits est profond.

Les eaux courantes (rivières, ruisseaux, etc.) seraient les meilleures, après l'eau de pluie, car elles sont très bien aérées, relativement chaudes car le soleil les recharge en énergie (à condition de les prendre assez loin de leur source). Hélas ! dans cette époque moderne qu'est la nôtre, elles sont souvent polluées ! A noter qu'une eau même très claire peut être polluée.

Les eaux stagnantes (mares, étangs, etc.) sont déconseillées, le taux de pollution étant souvent élevé. Elles sont mal aérées car elles contiennent des matières organiques en décomposition qui utilisent l'oxygène de l'eau. Les plantes arrosées avec ces eaux (salade, chou et autre végétal consommé cru) peuvent être à l'origine de maladies microbiennes chez l'homme.

L'eau du robinet a aussi quelques inconvénients car, dans de nombreuses régions, elle est calcaire (sauf en Bretagne, où elle est très douce), froide (la réchauffer au soleil dans des réservoirs, avant utilisation), trop chlorée et fluorée.

Dans un jardin assez important, il est quasi impossible de réchauffer l'eau avant d'arroser ; il est préférable d'arroser en profondeur à l'aide d'arroseurs portatifs sur trépied, d'arroseurs oscillants, d'arroseurs rotatifs, d'arroseurs canons, de tuyaux perforés, etc. ; arroser peu souvent, ne pas oublier qu'un paillage vaut de nombreux arrosages, surtout si la couche de matière organique atteint plusieurs centimètres, les arrosages n'étant alors plus nécessaires. Arroser doucement, il faut que l'eau arrive avec le moins de force possible sur les plantes, d'où l'avantage des tourniquets et arroseurs divers cités plus haut. Enfin, une terre légère demande beaucoup plus d'eau qu'un sol argileux ou riche en humus.

Il est indispensable d'arroser les jeunes plants fraîchement repiqués, à l'aide d'un arrosoir, mais au goulot en évitant de mouiller les feuilles et en maintenant celui-ci le plus près du pied pour ne pas le déchausser. Ne pas arroser en plein soleil ou pendant les heures chaudes. Il faut éviter de mouiller les feuilles de diverses plantes dont les tomates, les melons, les pommes de terre ou les courges, qui sont assez sensibles aux maladies cryptogamiques. Les plantes à bulbes ou à tubercules ne nécessitent pas d'arrosage lors de leur plantation. Les besoins en eau varient selon l'importance de l'évaporation et suivant les plantes en place, certaines absorbant plus d'eau que d'autres.

Les arrosages s'effectuent soit avec un arrosoir muni de sa pomme pour atteindre diverses plantes ou semis, soit au goulot (arrosoir sans pomme) pour arroser aux pieds des plants fraîchement repiqués ou pour les plantes très écartées (courge, concombre) et dont les feuilles ne supportent pas l'eau. Les modes d'arrosage sous pression d'eau permettent d'arroser moins souvent et plus profondément : ils projettent l'eau sous forme de pluie et le jardinier y gagne du temps et des forces. Les arroseurs portatifs sur trépied, rotatifs ou à canons arrosent en cercle ; les arroseurs oscillants arrosent en rectangle ; les arroseurs à lance munis d'un brise-jet ou d'un jet réglable monopolisent une personne et sont malaisés. Il est important de bien choisir un matériel d'arrosage et de l'entretenir correctement. L'arrosage par irrigation est pratiqué dans les régions méridionales pour les jardins en terrasse (sols en pente). Les arrosages des semis, contrairement aux plantes en place, doivent être répétés, légers et effectués avec de l'eau suffisamment chaude pour favoriser la levée des semences.

Le repiquage

Cette opération consiste à transplanter un jeune plant provenant d'un semis en pépinière sur un emplacement provisoire ou définitif. La transplantation est contre-indiquée pour certaines plantes qu'il faut semer directement en place. Parfois le repiquage est répété avant la mise en place définitive pour donner du chevelu à certaines plantes (les choux). Le repiquage s'effectue à l'aide d'un plantoir pour la plupart des plantes potagères, mais une houe est préférable pour les fraisiers.

Pour réaliser correctement un repiquage à l'aide d'un plantoir, il faut tendre un cordeau, tracer une ligne (peu profonde) à la serfouette, enfoncer le plantoir, y déposer le plant en prenant la précaution de ne pas recourber la racine, combler le trou jusqu'au collet du plant (le cœur doit être apparent) ; appuyer sur le côté avec le plantoir pour tasser la terre autour des racines, arroser le pied des plants transplantés au goulot (arrosoir sans pomme) pour faciliter la reprise. Attendre la reprise des plants repiqués avant d'éliminer les pieds restés en pépinière, ils suppléeront éventuellement aux sujets manquants. Il est préférable de transplanter les plants en quinconce pour permettre à la lumière et à l'air de mieux pénétrer entre les jeunes plants.

La plantation à la houe consiste à faire un trou en tirant vers soi avec cet outil. Y déposer le plant, enlever délicatement l'outil, combler le trou jusqu'au collet du plant, tasser la terre au pied, arroser chaque plant au goulot.

Les écarts à respecter entre les plants varient selon les espèces. Il faut toujours choisir des plants vigoureux, ayant un bon chevelu (enracinement). Certaines plantes demandent à être plus profondément repiquées (jusqu'aux feuilles), principalement la tomate, le chou, le poireau, le piment ; d'autres préfèrent l'être un peu moins comme la laitue, la chicorée, le fraisier, le céleri.

Il faut attendre que le plant soit parvenu à la grosseur voulue pour être transplanté. Prendre quelques précautions à l'arrachage des plants : soulever la terre avec le plantoir avant d'arracher les jeunes plants pour ne pas blesser les racines et conserver les radicelles (chevelu). Il faut habiller les plants avant le repiquage : couper l'extrémité des feuilles pour faciliter la reprise en diminuant l'évaporation ; pour certains plants, rafraîchir aussi le bout des racines trop longues, gênantes ou déchirées à l'arrachage. Il est préférable d'effectuer la transplantation des plants le soir, surtout en été ou en période chaude ; par temps couvert, cette opération est réalisable à tout moment.

La reprise se fera sans problème si l'on prend soin de tremper les racines dans une solution d'extrait d'essences naturelles de plantes (40 gouttes par litre d'eau) pendant quelques heures, avant de praliner les racines de tous les plants dans une bouillie de farine d'algues lithothamne (100 g par litre d'eau).

Bibliographie