Stéréotypes, préjugés et discrimination

Définitions et illustrations des concepts

Les stéréotypes

Un exemple de stéréotype pourrait être : « Les Anglais sont froids, les Français sont bavards… »

La représentation que nous avons des membres des autres groupes est formée de nos croyances à leur égard.

Définition d’un stétéotype : Un stéréotype est une croyance partagée portant sur des caractéristiques de personnes appartenant à un groupe.

Les premières mesures des stéréotypes ont été effectuées par KATZ et BRALY.

Pour qu’il y ait stéréotype, il faut qu’un groupe se distingue des autres par la présence plus ou moins fréquente d’une caractéristique.

Bien des gens ont par ailleurs des stéréotypes se rapportant à leur propre groupe. On parle alors « d’autostéréotypes ».

VORAUER et ses collègues ont introduit le concept de métastéréotype. Cela correspond à une croyance d’une personne à l’égard des stéréotypes que les membres des autres groupes ont à propos du groupe de cette personne.

D’après une étude, les métastéréotypes d’une personne semblent avoir une influence plus grande sur les émotions négatives qu’elle s’attend à éprouver dans une interaction avec un membre d’un autre groupe que les stéréotypes qu’elle a à l’égard de ce groupe. D’où l’intérêt de prendre en considération les métastéréotypes.

Les préjugés

Par exemple : « Je déteste les Anglais et les Français »

Si les stéréotypes contribuent à notre connaissance de l’autre et relèvent de la dimension cognitive de l’esprit humain, les préjugés relèvent pour leur part de la dimension affective : ils renvoient à notre évaluation des autres. Les préjugés sont des attitudes.

Définition d’un préjugé : Un préjugé est donc une attitude, habituellement négative, à l’égard des membres d’un groupe.

Comme toute attitude, un préjugé peut résulter de nos croyances évaluatives, y compris de nos stéréotypes à l’égard de l’autre groupe.

COTTRELL et NEUBERG remettent en question la définition traditionnelle du préjugé en tant qu’attitude générale à l’égard d’un groupe. Selon eux, le préjugé est plus complexe : il est fait de multiples émotions, toutes négatives - colère, dégoût, peur et anxiété, pitié, envie -, que les gens éprouvent différemment selon les groupes. La nature de ces émotions dépendrait du type de menace représenté par le groupe en question.

La discrimination

Exemple de discrimination : « Si un Anglais ou un Français s’installe ici, je déménage ! »

Ce que nous pensons des autres et l’état affectif qu’ils déclenchent en nous, orientent souvent notre comportement à leur égard. Il en va de même qu’il s’agisse de stéréotypes ou de préjugés. Ainsi, une personne convaincue que les Haïtiens sont moins intelligents que la moyenne ne s’empressera pas de leur confier des tâches comportant de lourdes responsabilités. Il exerce ici une discrimination à leur égard.

Définition d’une discrimination : Une discrimination est un comportement négatif à l’égard des membres d’un groupe.

La discrimination peut se présenter sous diverses formes, mais il s’agit toujours d’un comportement injuste à l’égard d’un individu en raison de son appartenance à un groupe.

Le Racisme

Exemple de phrase raciste : « Y a-t-il plus paresseux qu’un Noir ? »

Le racisme est un préjugé défavorable et une discrimination à l’égard de personnes à cause de la couleur de leur peau ou de leur appartenance ethnique.

Le racisme traditionnel

Le racisme traditionnel est un racisme flagrant qui s’exprime, par exemple, par la ségrégation fondée sur la couleur de la peau dans les restaurants. Ainsi, le racisme traditionnel ne se manifeste pas toujours par le désir d’exterminer l’autre ethnie. Il peut se traduire par des comportements visant à maintenir une certaine distance sociale par rapport à « l’étranger ».

Le racisme moderne

Un individu peut ne pas exprimer ses attitudes négatives à l’égard des membres d’un autre groupe pour de nombreuses raisons : le respect des lois de son pays, la pression sociale, etc. Pour ces raisons, le racisme traditionnel a fait place chez certaines personnes au racisme moderne. Le racisme moderne est un racisme subtil qui s’exprime indirectement et se fonde sur des raisons socialement acceptables. Ce racisme peut prendre diverses formes. Ainsi la combinaison de valeurs morales traditionnelles d’un individu et de l’affect négatif que déclenchent en lui les Noirs peut entraîner un racisme symbolique.

Le racisme symbolique s’exprime, par exemple, dans les dénonciations des mesures de discrimination positive (comportement plus favorable à l’égard des membres d’autres groupes qu’à l’égard des membres de son propre groupe). Ainsi, face à deux candidats ayant les mêmes compétences, on devra choisir la personne appartenant à une minorité raciale.

Il existe une troisième forme de racisme que les chercheurs appellent racisme d’aversion. C’est un racisme qui s’exprime par un appui aux mesures d’égalité pour les Noirs, mais qui s’accompagne de sentiments négatifs à leur égard. On le rencontre chez les gens qui sont prêts à soutenir les mesures d’égalité raciale, mais qui éprouvent malgré tout des sentiments négatifs à l’égard des Noirs.

Le Sexisme

Par exemple : « Je ne suis pas grand-chose mais, au moins, je ne suis pas une femme ! »

Le sexisme se manifeste par des préjugés et des comportements discriminatoires fondés sur le sexe d’une personne. Comme dans le cas du racisme, on ne doit pas nier les progrès faits en matière de sexisme. Il convient toutefois d’éviter de tomber dans l’autosatisfaction.

Lorsqu’on compare les stéréotypes à l’égard des femmes et des hommes, on remarque que dans l’ensemble, les traits masculins sont plus valorisés que les traits féminins.

Certaines personnes se décrivent elles-mêmes en utilisant des stéréotypes sexistes : selon qu’elles s’attribuent des caractéristiques typiquement masculines ou féminines, on dit qu’elles ont une orientation masculine ou féminine. D’autres personnes se décrivent comme possédant à la fois des traits masculins et des traits féminins : on dit qu’elles ont une orientation androgyne. D’autres encore ne se décrivent pas en recourant à des caractéristiques masculines ou féminines : on dit qu’elles ont une orientation indifférenciée.

KLONOFF et LANDRINE soutiennent qu’il est utile de faire des distinctions entre le dénigrement sexiste, le sexisme dans les relations interpersonnelles distantes, le sexisme dans les relations interpersonnelles avec les proches et le sexisme dans le milieu du travail.

Le dénigrement sexiste consiste à utiliser des termes sexistes lorsqu’on fait référence à une femme, à répondre des blagues sexistes ou à faire des avances sexuelles inappropriées. La discrimination sexiste dans les relations interpersonnelles distantes est aussi très répandue : nombre de femmes sont ainsi traitées injustement par des garagistes, médecins, professeurs, etc.

On distingue trois types de sexisme : - Le sexisme hostile qui se manifeste par une animosité à l’égard des femmes, qui sont perçues comme usurpant le pouvoir des hommes. - Le sexisme bienveillant qui s’exprime par un comportement favorable et protecteur à l’égard des femmes, à condition qu’elles adoptent des rôles traditionnels. - Le sexisme ambivalent qui se compose des deux formes de sexisme précédentes (hostile et bienveillant).

Récemment, certains chercheurs ont établi un lien entre le racisme moderne et le sexisme moderne. Le sexisme moderne est un déni de la discrimination à l’égard des femmes dans la société. Il s’oppose au sexisme traditionnel qui est un sexisme dans lequel on endosse les croyances traditionnelles relatives aux femmes.

Les causes des préjugés

L’origine des préjugés est une question complexe qu’on peut étudier sur plusieurs plans d’analyse : historique, sociologique, psychosocial et psychologique.

L’histoire

Nous allons voir l’origine et l’évolution des relations entre les groupes :

Selon la sociologie d’inspiration marxiste, les relations de domination entre groupes sociaux sont à l’origine des préjugés. La situation classique est la suivante : un groupe en soumet un autre, puis il justifie sa domination par l’incapacité de l’autre à se gérer lui-même. On trouve aux membres du groupe dominé des défaits incorrigibles – ils sont paresseux, stupides, incultes – et on en arrive à se convaincre qu’on leur a fait une faveur en les soumettant. Des facteurs historiques peuvent donc être à l’origine de préjugés.

Le Le contexte socioculturel

Quels sont les changements qui engendrent des préjugés ?

MUZAFER SHERIF a réalisé une expérience pour savoir si les stéréotypes et préjugés sont inévitables lorsqu’on vit côte à côte. Il sépara les enfants d’un camp de vacances en deux groupes distincts. En proposant de faire une sorte de compétition ou les gagnants recevant des prix et les perdants ne recevant rien, il pu observer une très rapide identification au groupe, accompagné du rejet de l’autre groupe. A mesure de la compétition, le rejet de transformait en conflit ouvert, et les enfants ne manquaient pas une occasion de se battre.

Il en a conclu que les préjugés ont pour origines des raisons objectives : le partage d’un territoire et de ressources. Selon la théorie du conflit de groupe réaliste, la lutte entre les groupes pour occuper un territoire et obtenir de la nourriture et des ressources matérielles serait à l’origine des préjugés. La théorie du conflit de groupe réaliste est une théorie selon laquelle l’antagonisme entre les groupes repose sur des conflits d’intérêts réels et produit de la frustration.

La pression sociale

Lorsque la socialisation et l’influence sociale expliquent les préjugés

La socialisation

Les préjugés étant des attitudes, ils sont donc acquis. Nous ne naissons pas avec un bagage de préjugés ne demandant qu’à s’exprimer le moment venu. Les préjugés peuvent être acquis par l’expérience directe, mais ils sont souvent transmis d’une personne à une autre, notamment au cours de la socialisation de l’enfant.

Selon la théorie de l’apprentissage social, les préjugés seraient appris par le biais des modèles présentés aux enfants et aux adolescents au cours de leur socialisation. On a constaté que l’apprentissage des préjugés se fait à un très jeune âge. Ainsi, les enfants blancs acquièrent leurs préjugés à l’égard des autres groupes raciaux entre trois et cinq ans. Ces préjugés se renforcent entre le moment où ils sont acquis et à l’âge de sept ans. Chez certains enfants, ils se maintiennent ensuite jusqu’à l’adolescence, alors que chez d’autres, ils diminuent.

L’expérience des enfants en bas âge est cruciale parce qu’il y a souvent cristallisation au début de l’adolescence et que les préjugés sont par conséquent plus difficiles à éradiquer à l’âge adulte.

Les médias jouent un rôle notable dans la socialisation. En effet, l’image qu’ils présentent de la réalité vient souvent renforcer les stéréotypes qui ont cours dans la société.

Quant aux stéréotypes sexistes, ils sont acquis encore plus tôt dans l’enfance. Non seulement les parents se comportent très différemment avec un enfant selon que c’est un garçon ou une fille, mais les livres, émissions de télévisions, etc. véhiculent les stéréotypes traditionnels.

L’influence sociale

L’influence sociale peut amener les gens à commettre des actes ou à prononcer des paroles dont ils ne se seraient jamais crus capables.

Il en va de même des préjugés. Ils peuvent se généraliser dans une société au point qu’il devient délicat de faire entendre une voix discordante.

La Personnalité

Certains sont moins bien armés pour résister à l’appel des préjugés

Des chercheurs se sont demandé s’il existe un type de personnalité qui offrirait un terrain particulièrement fertile au développement des préjugés. ADORNO et ses collègues ont établi le profil d’un type de personnalité caractérisée par la soumission à l’autorité, la peur du changement, l’ethnocentrisme et la rigidité intellectuelle, la personnalité autoritaire. C’est une personnalité caractérisée par la rigidité, la soumission à l’autorité et des préjugés à l’égard de ceux qui sont différents. Ces personnes, ayant peur du changement, sont rassuré par un pouvoir fort qui leur offre la meilleure garantie contre les changements imprévus.

L’ethnocentrisme est l’état d’esprit des personnes qui croient que leur groupe ethnique est le meilleur et qui entretiennent une attitude systématiquement négative à l’égard des autres groupes. On ne s’étonnera pas de le retrouver dans la personnalité autoritaire : la peur du changement coïncide généralement avec la peur de l’inconnu, et quoi de plus inconnu qu’un étranger ?

Les traits caractéristiques de la personnalité autoritaire se conjuguent et amènent ces individus à acquérir des préjugés non seulement à l’égard des autres groupes, mais aussi de tous ceux qui, à leurs yeux, représentent une menace pour l’ordre établi : les homosexuels, les chômeurs, les féministes, etc.

ALTEMEYER a mesuré ce qu’il appelle l’autoritarisme de droite. Les individus qui ont une cote élevée sur cette échelle se perçoivent comme moralement supérieurs. Ils préconisent des solutions rigoureuses pour réduire la criminalité et la perversion des mœurs.

Par ailleurs, on sait que la frustration peut donner lieu à l’agression. Mais il est souvent dangereux, voire impossible, d’agresser la personne qui cause la frustration. Il arrive que l’agression se déplace vers un autre objet, et ce, d’autant plus facilement que la cible ne peut pas se défendre adéquatement.

L’apparence

La catégorisation

La catégorisation est un processus par lequel on perçoit les personnes comme appartenant à des groupes ou à des catégories plutôt qu’en tant qu’individus.

Si nous ne pouvions pas créer des catégories permettant de regrouper et de reconnaître les objets, les personnes et les situations, le monde nous apparaîtrait comme un casse-tête qu’il faudrait refaire tous les jours. Les catégories nous simplifient donc la vie. Néanmoins, la catégorisation peut conduire à une simplification dont les conséquences peuvent être désastreuses pour ceux qui en sont victimes. Une simplification trop poussée peut être à l’origine de stéréotypes et de préjugés.

Que se passe-t-il lorsqu’un individu se rend compte qu’une personne ne manifeste pas le comportement attendu d’elle selon les stéréotypes associés à la catégorie dont elle fait partie ?

WEBER et CROCKER distinguent trois possibilités :

- Le stéréotype attribué à cette catégorie de personnes change à mesure que l’individu rencontre des cas qui infirment le stéréotype. - Le stéréotype change d’une façon soudaine et radicale. - L’individu crée une sous-catégorie pour tenir compote de l’information nouvelle.

Le favoritisme à l’égard de l’endogroupe

L’endogroupe est un groupe social qu’un individu perçoit comme étant celui auquel il appartient.

L’exogroupe est tout autre groupe que celui auquel un individu perçoit qu’il appartient.

Le biais de l’endogroupe est une tendance à avoir une meilleure opinion à l’égard de son endogroupe qu’à l’égard des exogroupes.

Pourquoi avons-nous tendance à trouver que notre groupe est meilleur que les autres ? Selon la théorie de l’identité sociale (TAFEL et TURNER), notre besoin d’être fiers de nos réalisations (l’estime de soi) peut être satisfait non seulement par nos propres réussites, mais aussi à trouver les succès remportés par une catégorie sociale) à laquelle nous nous identifions. L’identification au groupe permet aussi de maintenir l’estime de soi à un niveau acceptable.

Cependant, le pas peut être vite franchi entre l’affirmation nationale et la xénophobie, ou entre la fierté d’être un homme et la misogynie (haine ou mépris des femmes). La valorisation du groupe auquel on appartient peut se traduire par la dévalorisation des autres groupes.

Le biais de l’homogénéité de l’exogroupe

La catégorisation a pour effet de simplifier la réalité. Une manifestation tangible de cette simplification est le biais de l’homogénéité de l’exogroupe, autrement dit la perception selon laquelle la variabilité entre les membres d’un exogroupe est moins grande qu’entre les membres de l’endogroupe.

Les corrélations illusoires

La corrélation illusoire est une association apparente, mais dénuée de fondement, entre deux phénomènes

Le fait d’associer des traits négatifs peu fréquents et, par conséquent, saillants à des individus appartenant à un groupe minoritaire, c’est-à-dire saillants eux aussi, est susceptible de rendre ces traits plus accessibles à la mémoire et de faire percevoir un lien plus fort qu’il n’existe en réalité

Les prophéties qui s‘autoréalisent

Le problème avec les préjugés, c’est qu’ils sont difficiles à infirmer, mais qu’ils créent souvent aussi leur propre réalité : on parle alors de prophéties qui s’autoréalisent.

TAYLOR, PEPLEAU et SEARS identifient 5 étapes dans l’autoréalisation de la prophétie : - La personne A acquiert un préjugé à propos de la personne B. - La personne A agit en fonction de ce préjugé. - La personne B modifie son comportement en fonction de celui de la personne A. - La personne A voit son préjugé confirmé par le comportement de la personne B. - La personne B en vient à accepter les préjugés de la personne A comme une description objective de la réalité.

Le Stimulus

Et si l’objet du préjugé méritait se réputation ?

Une explication des préjugés est que les membres des groupes qui font l’objet de préjugés méritent leur réputation souvent peu enviable. Autrement dit, ces groupes possèdent bien les défauts (ou les qualités) qu’on leur attribue.

La réduction des préjugés

Le contact entre les groupes

Est-il suffisant pour réduire les préjugés ?

L’effet du contact sur la réduction des préjugés doit être évolué sur une période relativement longue.

Quelles raisons les gens donnent-ils pour expliquer qu’ils évitent les contacts intergroupes et, selon eux, quelles raisons les personnes des exogroupes ont-elles d’éviter ces contacts ?

SHELTON et RICHESON ont observé que généralement, les groupes souhaitaient avoir davantage de contacts entre eux, mais croyaient que l’exogroupe ne recherchait pas de tels contacts. Les individus expliquent leur inaction par la peur d’être rejetés, mais ils attribuent l’inaction des autres à leur manque d’intérêt.

L’approche cognitive

Remplacer la mauvaise perception par une meilleure perception

Selon l’approche sociocognitive, les préjugés découlent d’un dérapage des processus cognitifs normaux. On peut donc réduire les préjugés en agissant directement sur les processus cognitifs.

Comme on l’a vu, la catégorisation aboutit à la distinction entre « nous » et « eux », qui est souvent à la source de l’attribution de stéréotypes, de la formation de préjugés et de la discrimination. Serait-il possible de contrer les effets de la catégorisation ?

Quatre interventions ont été proposées dans ce but : - La recatégorisation : processus par lequel une personne en vient à percevoir deux catégories sociales comme n’en formant qu’une seule. - L’individuation : processus par lequel on met l’accent sur les différences entre les individus plutôt que sur les différences entre les groupes. - La catégorisation croisée : processus par lequel une personne prend conscience qu’elle appartient à deux catégories sociales. - La catégorisation multiple : processus par lequel une personne prend conscience qu’elle appartient à plus de deux catégories sociales.

La catégorisation entraîne les stéréotypes et les préjugés. On pourrait donc essayer de réduire la discrimination en contrant les stéréotypes. Mais ce n’est pas si simple, les stéréotypes, souvent appris depuis longtemps, peuvent refaire surface malgré toute la bonne volonté de la personne.