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Tout sur le malinois

Sportif de haut niveau, ce bulldozer masqué de noir est le plus récent des bergers belges ! Le malinois est l'une des quatre variétés de bergers belges. Il est difficile de trouver des ancêtres précis à ce bel athlète, car ses origines se perdent dans la nuit des temps.

Caractéristiques principales de la race

- Corps élégant et robuste - Tête longue et ciselée - Oreilles droites et triangulaires - Yeux en amande, brillant d'intelligence - Queue bien fournie, pendante - Robe à poil court, fauve charbonné - Taille : 62 cm environ pour les mâles ; 58 cm pour les femelles - Poids : 30 kg environ - Durée moyenne de vie : 12 ans

Tête : elle est bien ciselée, longue sans exagération, sèche. Le crâne est de largeur moyenne, en proportion avec la longueur de la tête, le front plutôt aplati qu'arrondi.

Yeux : de grandeur moyenne, ni proéminents, ni enfoncés, légèrement en forme d'amande, de couleur brunâtre, de préférence foncés, paupières bordées de noir.

Oreilles : nettement triangulaires, raides et droites ; haut plantées, de longueur proportionnée.

Gueule : museau de longueur moyenne, s'amincissant vers le nez. Chanfrein droit. La gueule est bien fendue. Dents fortes et blanches, régulières.

Cou : encolure bien dégagée. Le cou est légèrement allongé, bien musclé, exempt de fanon, s'élargissant graduellement vers les épaules. La nuque est légèrement arquée.

Corps : il est puissant et sans lourdeur. Poitrail : vu de face, il est peu large sans être étroit. Poitrine : peu large, mais profonde et descendue, comme chez tous les animaux de grande endurance. Garrot accentué.

Membres : pour les antérieurs, ossature dense partout, musculature sèche et forte ; les bras doivent pouvoir se mouvoir dans la direction exactement parallèle à l'axe longitudinal du corps ; avant-bras longs et bien musclés. Membres postérieurs puissants ; cuisses larges et fortement musclées ; grasset approximativement perpendiculaire à la hanche ; jambes longues, larges et musclées ; jarrets près de terre.

Pieds : antérieurs plutôt ronds, postérieurs légèrement ovales, doigts recourbés et bien serrés.

Queue : fouet fort à la base, de longueur moyenne. Au repos, le chien le tient pendant. En action, il le relève.

Poil : court, serré, de bonne texture. La queue et le bord postérieur des fesses portent des poils longs.

Couleur : fauve charbonné, la partie antérieure de la tête est en général sous masque noir.

Ancien berger

Savoir d'où provient exactement le berger belge est une vraie gageure. A-t-il pour ancêtres des chiens de troupeaux d'Europe centrale ? Ou est-il le résultat d'un croisement entre des races de mâtins et des deerhounds importés d'Angleterre par des moines flamands au XIIIème siècle ? Il prospéra en tout cas à travers l'Europe et figure sur des gravures de l'époque à la cour des ducs de Bourgogne et à celle des Habsbourg.

A l'origine, c'était un conducteur de troupeaux, au caractère sacrément trempé et à la vitalité étonnante. La démarche qui permit de fixer la race à la fin du XIXème siècle rappelle un peu celle qui devait conduire, à la même époque, à la naissance du berger allemand. En Belgique, comme outre-Rhin, travaillaient alors de multiples chiens de berger. Certes, ils n'avaient pas le même passé, mais tous possédaient le type lupoïde, se croisaient entre eux, et la vie rude qu'ils menaient leur forgeait un tempérament proche, fougueux et assez féroce.

Un seul standard

En 1891, Adolphe Reul, professeur à l'école vétérinaire de Cureghem, près de Bruxelles, fait établir un premier exemplaire des races bergères nationales. Trois types de bergers belges se distinguent alors : un à poil long de couleur noire (le futur groenendael), un poil court de teinte fauve charbonnée avec un masque noir (le futur malinois), et un à poil dur gris cendré (le futur laekenois). Le professeur Reul en ajoute un quatrième à poil long, fauve plus ou moins foncé avec un masque noir (le futur tervueren). Il rédige alors une proposition de standard commun pour ces quatre chiens et la soumet à la Société royale Saint-Hubert.

Mais cette dernière prétend que la race manque d'homogénéité et refuse de l'inscrire sur son Livre des origines. C'est finalement en 1920 qu'Adolphe Reul obtient satisfaction, par l'intermédiaire du Kennel Club belge.

Tjop, un nom célèbre

Le premier sujet malinois vraiment proche du type actuel est né en 1899. Il s'appelait Tomy. Sa mère, Diane, était une splendide femelle berger belge à poil court ; son père Samlo, bringé, était d'origine inconnue. Tomy fut aussitôt accouplé à Gona, une lice elle aussi à poil court, qui eut une portée, dans laquelle on sélectionna Tjop. Tjop, ainsi qu'un autre spécimen nommé Dewet, est aujourd'hui considéré comme le vrai fondateur de la lignée des malinois.

Caractère

Hyperactif et hyper-affectif, ce berger belge est une sacrée pointure dans la gent canine ! En général, quand on a eu un malinois pour compagnon, on reste fidèle à la race. Attention, ne pas confondre avec le berger allemand ! Le malinois lui ressemble en effet beaucoup et les profanes peuvent s'y tromper. Très intelligent, énergique, fin de nez, dévoué à son maître, gardien hors pair, c'est un chien réputé, très attachant.

Cet ancien meneur de troupeaux s'est aujourd'hui fort bien reconverti. Ses multiples qualités et sa robustesse le rendent efficace sur tous les terrains et dans toutes les conditions. Très bon pisteur, il est souvent employé par la police pour rechercher des personnes ou des marchandises. Il fait aussi un bon chien d'avalanche, grâce à sa légèreté et à son opiniâtreté, un secouriste hors pair, un messager efficace...

Ses qualités

- Constamment en éveil - Fougueux - Grande intelligence - Rapide - Volontaire - Excellent cerbère - Franc du collier - Gentil - Résistant à la douleur

Ses défauts

- Parfois trop impulsif ou excité - Susceptible, jaloux

Quel potentiel !

S'il est docile et vaillant à la tâche, le malinois n'est pas servile. Les dressages mécaniques et répétitifs ne lui conviennent pas, il est beaucoup trop fier et trop indépendant pour accepter cela. Avec lui, il faut donc y aller avec un certain doigté... Autant dire qu'autrefois, le berger belge était sous-employé.

Quand on voit maintenant de quoi il est capable ! Mais il convient d'avertir les futurs maîtres. Ce chien-là, et la variété malinois en particulier, a besoin d'égards et d'un dressage ad hoc. S'il est destiné à la garde et à la défense, il faut faire appel à un professionnel. Car son potentiel est trop important pour qu'un néophyte puisse lui-même le dresser. Mal dirigé, mal utilisé, il peut devenir nerveux, susceptible, trop excité, angoissé, ombrageux.

L'abc du maître parfait

Les relations que l'on a avec lui peuvent devenir aussi merveilleuses que difficiles et acrimonieuses. Tout est affaire d'éducation et d'investissement personnel. Ainsi, un maître parfait n'achètera un malinois que s'il sait qu'il aura du temps à lui consacrer, de la place à la maison, et que s'il est vraiment tombé amoureux de la race. Pas question donc de se procurer ce chien simplement pour la garde.

Une fois arrivé au foyer (à l'âge de deux ou trois mois), bébé malinois doit d'abord être rassuré et cajolé, puis très vite pris en main, car il est précoce. Inutile de crier : fin, intelligent, il comprend parfaitement bien les ordres et les applique facilement. La période des bêtises et des oublis sur le carrelages ne dure en principe jamais longtemps. A quatre mois maximum, il a enregistré les premières leçons, et ne fait plus de saletés.

Ne jouez pas avec le mot « attaque », ni vous ni vos enfants. S'il se montre trop facilement agressif, ou si vous souhaitez vraiment en faire un gardien sans faille, adressez-vous à un dresseur.

Promenez cet athlète le plus souvent possible. Un week-end ne doit jamais s'écouler sans que votre malinois ait eu sa dose de grand air et de cavalcade.

A faire

- De l'affection sans cesse démontrée. - De la présence. - Du calme, de l'équilibre, de la sérénité. - Avoir une autorité naturelle. - Le faire participer à vos activités. - Lui offrir des occasions de se rendre utile.

A ne pas faire

- Le négliger. - Le battre. - Le rendre jaloux, même involontairement. - Permettre à votre enfant d'être son maître : c'est vous et vous seul. - Le donner : les changements de propriétaire ne lui conviennent pas, il est trop attaché à son premier maître.

Grand cœur

Toute personne s'occupant d'un malinois doit avoir de l'amour, de la fermeté, du calme et du sang-froid ; elle ne doit pas se livrer à des coups de colère avec son chien, car il serait déstabilisé. Cet animal au grand cœur et au tempérament ardent ne supporte ni la brutalité, ni l'autoritarisme, ni l'abandon. Il a un important besoin d'être aimé. Délaissé, seul, oublié dans un chenil ou dans une cour au bout d'une chaîne, il peut faire preuve d'agressivité. Mais s'il est intégré très tôt à la vie de famille et élevé comme il se doit, alors le malinois devient un merveilleux compagnon. Joueur, tendre, affectueux, fidèle, gai, plein d'allant, il est le chien idéal, bien sous tous rapports. Une présence sympathique, vive, dynamique et rassurante.

« Je monte la garde »

C'est un gardien intraitable et incorruptible. Nul ne peut entrer chez vous quand un malinois monte la garde. Il prend sa mission tellement au sérieux qu'il serait capable de se faire tuer sur place plutôt que de faillir à son devoir. Vous devez toujours lui présenter vos invités et ne pas le laisser faire le « tri » lui-même, car son instinct de protection ultra-développé le pousse à des excès. S'il vous voit accueillir l'intrus avec aménité, et s'il a été bien « élevé », alors il calquera son attitude sur la vôtre. Il pourra même remuer la queue et tendre la tête pour avoir une caresse.

Avec les bambins

Il les adore ! C'est un formidable copain de jeux, toujours partant pour des courses folles, des lancers de bâtons ou de balles. Si vous êtes de jeunes parents qui venez d'avoir un enfant et qui possédez un malinois, surtout, n'oubliez pas de faire les présentations.

Ne négligez pas le chien pour vous occuper uniquement de bébé. Notre ami a un caractère jaloux, possessif, et il est très important de continuer à lui manifester les mêmes attentions qu'avant.

Un sportif

Ne comptez pas sur lui pour mener une vie pépère. Même vieux le malinois est un tas de muscles qui ne demande qu'à se dépenser à l'extérieur.

S'il marche sagement en laisse, sans tirer, ce genre d'exercice ne le satisfait pas sur le plan physique. Il a besoin de courir en liberté.

Au quotidien

Avec son poil court et de bonne texture, il sera vraiment facile de l'entretenir.

Silhouette élégante, mais gros besoins alimentaires. Cet athlète au punch communicatif a besoin d'espace pour pouvoir se dépenser et d'un coin bien à lui pour se reposer. Une niche, voilà la solution idéale pour ce gardien efficace et rustique, qui adore rester au jardin à surveiller d'un œil vigilant les allées et venues des passants dans la rue.

A savoir

- Bon pied, bon œil

- Excellente santé

- Sens de la propriété

- Très investi dans ce qu'il fait

- Attention aux bagarres avec les confrères canins

- Les chats ne sont pas ses amis

- Appétit d'ogre

- Toilettage nul

- Prix d'achat modéré

- Coût d'entretien moyen

Un chien agressif ?

Le malinois traîne parfois une image de chien agressif ou même méchant C'est vrai qu'il a une ardeur combative, une impulsivité le poussant à défendre farouchement son maître ainsi que sa famille. Mais cette réputation est injustifiée, à condition bien sûr qu'il soit éduqué intelligemment dès son plus jeune âge afin de contrôler son caractère.

Son espace vital

Bien sûr, il n'est pas interdit d'enfermer un malinois dans un appartement. N'ayant jamais rien connu d'autre, il fera contre mauvaise fortune bon cœur et s'adaptera. Mais il va de soi que sa place est davantage.dans une propriété avec jardin, le plus grand possible. S'il a le droit d'entrer à l'intérieur de la maison, tant mieux, il sera ravi et s'appliquera à ne pas faire de dégâts. Mais dès qu'un bruit ou une odeur insolite l'alertera, il se précipitera dehors, courant comme un dératé, prêt à montrer les crocs ou à donner de la voix... Un conseil, si vous ne voulez pas vous retrouver transformé en portier, sans cesse à ouvrir et à refermer derrière lui : installez une trappe dans la porte. Même s'il a sa place à l'intérieur de la maison, vous pouvez offrir à votre malinois une niche ; il sera heureux d'avoir un domaine rien qu'à lui. Habituez-le tôt à y aller, en posant ses jouets, ses os dedans.

Son alimentation

Ce n'est pas un très gros chien et ses lignes sont élégantes. Mais comme il brûle un nombre impressionnant de calories, il mange beaucoup : 450 g de viande chaque jour, plus 220 g de légumes, 220 g de riz, sans oublier les compléments vitaminés. La viande (bourguignon, joue de bœuf...) sera servie de préférence crue, coupée en petits morceaux. Une fois par semaine, on peut la remplacer par du poisson cuit, des abats, ou de l'œuf dur.

Le riz doit être bien cuit et bien rincé ; on peut donner à la place des céréales ou des pâtes. Les légumes (carottes, haricots verts, salade...) doivent être bouillis. Pas de pommes de terre ou de pois, le chien les digère mal. Vous pouvez aussi opter pour l'alimentation industrielle, entachant qu'il faut toujours laisser une pleine écuelle d'eau à côté de la gamelle, car votre malinois aura tendance à boire davantage avec de la nourriture déshydratée.

Sa santé

Elle est d'acier. Il possède une sacrée résistance aux rigueurs de l'hiver et, en climat tempéré, peut dormir toute l'année dans sa niche ; prévoyez de lui mettre de la paille en cas de grand froid. Donnez-lui à manger en deux fois, pour éviter la torsion d'estomac. Comme il a une faible angulation du jarret, le berger belge est relativement épargné par la dysplasie de la hanche (plus l'angulation du jarret est accusée, plus les forces qui s'exercent en amont, notamment au niveau de l'articulation coxo-fémorale, sont importantes et risquent de nuire à l'intégrité des ligaments).

Son entretien

Le poil court du malinois est vraiment pratique à entrenir. Inutile de le démêler, de le lustrer... Quelques bons coups de brosse suffisent, en insistant sur la queue et les fesses. Sa couleur fauve charbonnée n'est pas salissante, et vous n'aurez guère besoin de le baigner. N'oubliez pas de lui nettoyer les oreilles, les yeux, les dents, ni de lui couper les griffes.

L'auxiliaire des douaniers et des contrebandiers !...

Le berger belge fut longtemps le compagnon des douaniers belges, mais aussi celui des contrebandiers, qui passaient du tabac et autres produits en fraude entre la Belgique et la France.