Me connecter | Pas encore inscrit ?

Navigation
Accueil

Encyclopédie

Contribuer

Boîte à outils

Dictionnaire

Chercher un mot :

Conjugueur

Conjuguer un verbe :










Tout sur le setter gordon

Sa création remonte à la fin du XVIIIème siècle ; il a reçu du sang de colley et de saint-hubert.

Caractéristiques spécifiques de la race

- Beaucoup de classe - Allures nobles et élégantes - Crâne légèrement arrondi - Yeux vifs et intelligents - Belle robe frangée - Taille : 66 cm pour le mâle au garrot ; 62 cm pour la femelle - Poids : de 25 à 30 kg - Durée moyenne de vie : 14 ans

Tête : plus haute que large, mais plus large que le museau, avec une boîte crânienne bien développée. Le crâne est légèrement arrondi ; le stop, nettement marqué.

Yeux : ils ne sont ni trop enfoncés, ni proéminents, mais placés suffisamment sous les arcades sus-orbitaires. Marron foncé et brillants, ils ont une expression vive et intelligente.

Oreilles : détaillé moyenne et minces ; attachées bas et placées contre la tête.

Gueule : le museau est long avec des lignes presque parallèles ; il n'est ni pointu, ni en sifflet. Les lèvres ne sont pas pendantes, les bords en sont nettement dessinées.

Cou : long, sec et incurvé, sans fanon.

Corps : de longueur moyenne, la poitrine est bien descendue, les côtes bien cintrées, bien développées à l'arrière du thorax. Le rein est large et légèrement voussé. Le poitrail n'est pas trop large.

Membres : les avant-bras sont forts, avec des os plats et droits. Les membres postérieurs, de la hanche au jarret, sont longs, larges et musclés : du jarret au pied, ils sont forts et courts ; les grassets sont bien angulés. Les membres sont droits, de l'articulation du jarret au sol.

Pieds : ils sont ovales, avec les doigts bien serrés et bien cambrés. Il y a beaucoup de poil entre les doigts.

Queue : droit ou légèrement en cimeterre, le fouet ne doit pas dépasser le jarret. Il est porté horizontalement ou en dessous de la ligne du dos. Épais à la naissance, il va en s'amenuisant.

Poil : court et fin sur la partie antérieure des membres et à l'extrémité des oreilles. Sur les autres parties du corps, il est de longueur moyenne et plat. Des franges apparaissent sur les oreilles, à l'arrière des membres, sur le ventre, sur le poitrail et sur la queue.

Couleur : noir de charbon, intense et luisant, sans trace de rouille, avec des marques feu d'un rouge châtain vif. Des raies noires sous la mâchoire.

Né pour chasser

L'histoire des setters semble presque aussi vieille que l'histoire de la chasse elle-même... Le mot « setter » provient de l'anglais to set qui veut dire : se mettre en place, ou, pour un chien, prendre une position d'arrêt. Avec le développement de la chasse à tir, ces compagnons irremplaçables du chasseur connurent une vogue croissante en Europe : à chaque type de chasse, il fallait désormais le chien adéquat. Nombre de passionnés consacrèrent dès lors une part non négligeable de leur temps et de leurs revenus au développement des races.

Les chenils d'un duc

Dès le XVIIème siècle, des tableaux et scènes de chasse britanniques nous permettent d'identifier des chiens proches des setters actuels. Dans leur majorité, ils étaient dotés de robes noir et feu. Il fallut attendre la fin du XVIIIème siècle, pour que le duc Alexander de Gordon, qui possédait un chenil réputé à Aberdeen en Écosse, tente d'élaborer sa propre race de chiens. D'autres amateurs distingués cherchaient comme lui a générer une lignée idéale. La tradition voudrait que le duc de Gordon ait réussi le premier, en alliant une chienne colley à l'un de ses meilleurs étalons setter noir. Puis tous ces savants cynologues unirent leur science et leurs spécimens pour créer enfin une vraie star : le setter gordon.

Une évolution chaotique

Dès le début du XIXème siècle, le gordon avait en Grande-Bretagne une popularité au zénith. En France et en Scandinavie, il plaît de plus en plus. Chien des chasses impériales, et favori de Napoléon III, le setter gordon commença à décliner en France après la défaite de 1870. Puis au début du XXème siècle, il retrouva une place de choix.

A nouveau remis en cause dans les années vingt, c'est grâce à l'action d'un éleveur normand, Busnel Vallée, que ce chien hors pair fut réhabilité pour revenir dans les années quatre-vingt à près d'un millier de naissances annuelles. En Angleterre, il n'y avait plus que... 28 sujets répertoriés en 1962, mais la race fut heureusement reconstituée, de même qu'aux États-Unis. Dès 1985, on enregistrait un nombre significatif de naissances : 500 environ en Grande-Bretagne, 1 000 environ aux États-Unis. Ces chiffres semblent n'accuser qu'une très légère progression depuis.

Caractère

Aussi équilibré psychologiquement que physiquement, aussi bon que beau ! Dévoué et plein de talent, il accomplit avec entrain toutes les missions délicates. Ce grand chasseur, un brin réservé comme tous les aristocrates, sait aussi être un adorable compagnon pour toute la famille. Personne n'a meilleur caractère que lui. Parfois, cependant, il se montre entêté. Il faut savoir le prendre ! Il ne demande qu'à vous comprendre et vous saurez très vite briser sa réserve instinctive. N'hésitez pas à lui parler : dès qu'il a compris ce que vous attendez de lui, dans tous les domaines, il s'efforce de vous donner satisfaction ! Le setter gordon adore une chose par-dessus tout : que le courant passe avec son maître.

Ses qualités

- Obéissant - Docile - Très mobile - Calme - Flair exceptionnel - Intelligent - Adaptable - Fidèle

Ses défauts

- Très réservé - Impulsif - Un peu têtu

Généreux

Il donne son affection et ses efforts sans compter, et ne se montre jamais avare de coups de langue ni de dévouement. S'il a eu sa ration de grand air et de mouvement, il n'a aucune nervosité, et reste le plus charmant des compagnons. Il entretient d'excellents rapports avec ses congénères. Ami de toute la famille, auxiliaire quasi infatigable des randonneurs, il participe aussi à tous les jeux des enfants. Il voue à son maître un amour sans bornes, et n'obéit jamais si bien qu'à lui, ce qui ne l'empêche pas de s'attacher profondément à tous ses proches et d'adorer leurs câlins.

On ne peut lui reprocher que sa grande réserve vis-à-vis des étrangers à la maison : vos invités, il les considère plutôt comme des intrus, il les accueille mal et ne se laisse pas volontiers caresser. Sélectif dans ses amitiés, il ne témoigne que froideur et distance à la plupart des nouveaux venus. Il n'est pas un gardien, mais cette méfiance instinctive peut vous aider à faire de lui, si vous l'y incitez, une intelligente « sonnette d'alarme ».

L'abc du maître parfait

Éduquez-le avec douceur et objectivité. Il est assez fin pour vous comprendre et pour répondre à votre attente, si vous prenez le temps de tout lui expliquer.

Ne cédez pas à la colère, évitez de le braquer. Il est plus sensible qu'il n'y paraît, et vous pouvez perdre sa confiance s'il se sent maltraité ou simplement incompris.

Misez au maximum sur son intelligence et sur son affection, durant les périodes de travail. Si vous voulez faire de lui votre allié indéfectible, jouez la complicité.

Il a la chasse dans le sang. Si vous souhaitez le dresser, faites-le à fond. L'investissement en vaut la peine, car il a tous les dons nécessaires. Ne le laissez pas trop agir à sa guise, même si ses instincts sont bons : c'est quand il est encore tout jeune que vous pourrez le mieux lui apprendre comment vous seconder.

N'espérez pas le transformer en chien de défense. Il n'est pas un super-gardien, loin de là ! Vous pouvez cependant lui enseigner comment réagir et vous prévenir en cas d'intrusion.

Il a un caractère digne et fier, toujours un peu sur la réserve. Tenez-en compte : il déteste qu'on se moque de lui, qu'on le rabaisse ou qu'on le méprise. Donnez-lui l'impression que vous lui parlez « d'égal à égal », et il vous suivra au bout du monde...

A faire

- Établir une relation confiante et affectueuse. - Profiter de sa bonne volonté pour lui inculquer, une fois pour toutes, vos règles de vie. - Lui témoigner votre affection, il vous la rendra au centuple. - Chasser avec lui si vous en avez le goût et la possibilité.

A ne pas faire

- Le traiter avec brutalité. - Négliger de l'emmener en balade et vous contenter du tour de pâté de maison. - Le braquer. - Vous séparer de lui : il le prendrait très mal, comme une trahison.

Chasseur dans l'âme

C'est avant tout à la chasse que le setter gordon révèle le mieux ses aptitudes. Certes, il a un flair infaillible, du souffle et une grande agilité physique, mais c'est surtout son instinct de chasseur et son intelligence qui font qu'il est unique. De plus, son obéissance et sa bonne volonté le rendent facile à dresser. Chien d'un seul maître, il ne se disperse pas et reste sous le fusil. Malin et attentif, il est spontanément un chien d'arrêt hors pair. Et, plus rare encore, il est capable de rapporter de lui-même. Pris en main par un bon dresseur qui lui donnera rigueur, méthode, et qui lui enseignera l'art subtil du rapport, il deviendra un grand de la chasse.

Un sang fier

Attention ! Si votre setter ne demande qu'à vous satisfaire, il refuse en revanche toute répression. Si vous vous montrez injuste, brutal, ou simplement trop exigeant... il boude ! Au contact des lords écossais, il a sans doute appris jadis à rester flegmatique, car il se contente de faire la sourde oreille. Ainsi, si l'un de vos ordres n'est absolument pas suivi d'effet, s'il fait mine de n'avoir rien compris ni même entendu, posez-vous des questions plutôt que de hausser le ton. Monsieur vous fait sentir que vous n'avez pas su faire passer le message.

Avec les bambins

Il aime le mouvement et le jeu, et il partage avec enthousiasme les activités des plus jeunes. Ami sûr des tout petits, il ne se laisse jamais emporter à leur faire du mal et il endure avec flegme leurs maladresses. Il garde tout son cœur à son maître, mais il voue à toute la famille, notamment aux enfants, une solide affection protectrice. Et puis, sous ses airs de grand seigneur... il adore se faire dorloter et cajoler.

Il assure !

Solide sur ses pattes, il est l'un des chiens les plus endurants, dès qu'il s'agit de courir sur des terrains caillouteux, ou pire, sur des champs hérissés de chaume dur. Stoïque, il peut rester longtemps sans réclamer à boire. Intrépide, il plonge facilement en rivière. Bref, il assure !

Au quotidien

Costaud, sain, sportif, voici un chien sans histoires, toujours heureux d'écouter les vôtres ! Ce gentilhomme campagnard ne constitue jamais une gêne pour ses maîtres. Une seule consigne dès qu'on parle du setter gordon : n'en faites pas trop ! Ne le nourrissez pas à l'excès, ne le chouchoutez pas comme un bébé. Sa riche et puissante nature ne se porte jamais si bien que lorsqu'on la laisse s'exprimer librement.

A savoir

- Besoin de grand air

- Il est avant tout chasseur...

- ... Mais aussi copain de tous les instants

- A surveiller : plaies et parasites

- Supporte tous les climats, même rudes

- La neige le rend tout fou

- Réclame peu de soins, mais décrottage indispensable

- L'embonpoint le guette

- Prix d'achat de moyen à élevé

Chasse au filet

Le lointain ancêtre du setter gordon est le « chien d'oysel » qui, comme lui, excellait à chasser l'« oysel » (oiseau). Ce chien d'oysel avait déjà des qualités d'arrêt exceptionnelles, puisqu'il se couchait dès qu'il avait repéré le gibier, ce qui permettait à son maître de jeter un filet... à la fois sur son chien et sur l'oiseau.

Vrai/Faux

• Il est enclin à encercler le gibier plutôt qu'à l'arrêter Vrai. Cette tendance particulière au gordon s'expliquerait par l'apport dans la race de sang colley (chien de berger), mais il faut la contrer, car le chien risque un coup de fusil.

• Il n'est bon qu'en plaine Faux. Il est fameux en plaine, mais aussi sur terrain accidenté et même dans les marais puisqu'il aime naturellement nager.

• Il n'a jamais froid Vrai. Ce costaud reste vaillant même en hiver, il supporte tous les temps.

• Cette race est parfois nommée black and tan Vrai. Cette appellation qui signifie « noir et feu » constitue un vrai sobriquet pour les initiés.

Son espace vital

Ce chien a un mental solide, sans tendance à la nervosité ni à l'agressivité, si bien qu'il supporte parfaitement quelques jours passés au calme; sans longue balade champêtre. Il n'a pas non plus besoin d'un espace vital immense, au quotidien : pour s'aérer, une cour ou un jardin lui suffisent. Mais ne commettez jamais l'erreur d'en déduire qu'il peut devenir un parfait citadin. Même s'il est bien élevé et assez soucieux de vous plaire pour s'accommoder dignement d'une sortie en ville, ne le confinez pas dans un appartement. Définitivement coupé des bois et des prés, sorti.de son milieu naturel, il risquerait fort de dépérir. Il n'est jamais si heureux que quand il peut flairer, humer, courir à vos côtés. En forêt, à la campagne, il est dans son élément et c'est là qu'il se porte le mieux. Si vous voulez le combler, faites-lui partager une bonne journée de chasse.

Son alimentation

La nature l'a doté d'un fort appétit, qui correspond mieux aux folles courses à travers les landes d'Écosse qu'à une vie sédentaire. S'il ne participe pas régulièrement à des activités sportives, vous serez malheureusement obligé de le restreindre pour lui faire garder la ligne. Le seul défaut de ce chien au physique exceptionnel est la tendance à l'empâtement et à l'alourdissement. L'idéal est de distinguer deux types d'alimentation. En période de chasse ou de randonnée, prévoyez une nourriture riche en protéines et très énergétique, sans limitation. Le reste du temps, ne lui donnez pas une ration quotidienne supérieure à 800 g : moitié viande ou abats, moitié légumes et riz (ou son équivalent industriel). Et ne craquez pas, côté douceurs...

Sa santé

Le gordon est un « vive la joie », toujours partant pour tout, et qui ne s'écoute pas. De bonne humeur, jamais malades, les spécimens provenant d'élevages sérieux ont une véritable « garantie » de santé. Cette race ne présente quasiment pas de défauts génétiques, à l'exception des pieds plats et des doigts écartés, qu'il est facile de déceler chez le chiot. Sachez simplement qu'il n'a pas besoin de boire beaucoup, et que vous devez même éviter de lui donner de l'eau juste après l'effort.

Son entretien

Son poil naturellement fourni et brillant ne nécessite aucun soin particulier. Séchez- le s'il rentre trempé, décrottez-le au peigne métallique s'il est couvert d'une carapace de boue... voilà tout. Veillez sur ses points sensibles (qui sont aussi ses points forts puisqu'ils conditionnent vue, son précieux odorat et sa résistance) : observez ses oreilles pour en éliminer les parasites, contrôlez de temps à autre ses yeux, et vérifiez l'état des coussinets de ses pattes. Vous pouvez aisément les fortifier, avant la chasse, en les trempant quelques minutes par jour dans une solution spéciale. Pour cela, demandez conseil à votre pharmacien ou vétérinaire.

Caméléon ?

La robe à dominante noir et feu du gordon est un avantage Puisque ce chien se camoufle bien dans les forêts d'automne et les champs couverts de chaume. Certains chasseurs se plaignent au contraire de le perdre de vue, faute de le distinguer du terrain !