Me connecter | Pas encore inscrit ?

Navigation
Accueil

Encyclopédie

Contribuer

Boîte à outils

Dictionnaire

Chercher un mot :

Conjugueur

Conjuguer un verbe :










Usage médical du café

Au XVIème Siècle, les Arabes diffusèrent l'infusion de café. De nos jours, on consomme, rien qu'aux États-Unis, plus d'un million de tonnes de grains de café par an.

Le café vert, tel qu'il est produit par le caféier, est soumis avant usage à un processus de fermentation et de torréfaction.

La consommation habituelle de café entraîne la dépendance physique et psychique (le besoin de continuer à en consommer) et des effets toxiques. C'est pourquoi il est considéré comme une drogue.

Caféier

Rétracter -

Sommaire
  1. Propriétés et indications
    1. Stimulant du système nerveux
    2. Sur l'appareil circulatoire
    3. Sur l'appareil digestif
    4. En relation avec certains cancers
  2. L'utilisation thérapeutique
    1. Intoxication alcoolique aiguë (ivresse)
    2. Lipothymie
    3. Céphalées
  3. Précautions
  4. Préparation et emploi
    1. Usage interne
  5. Données supplémentaires

De même que pour les autres drogues, l'opium, par exemple, son principe actif (la caféine) peut être utile dans le traitement de certaines affections à un moment donné. Mais, quoi qu'il en soit, la consommation habituelle entraîne la dépendance et des troubles fréquents.

Propriétés et indications

Le composant actif le plus important du café est un alcaloïde, la triméthyl xanthine, ou caféine, qui constitue 1 à 2 % du grain. Il contient également une huile essentielle, qui lui communique son arôme caractéristique, à action irritante sur le tube digestif, des acides caféiques et chlorogéniques, à effet diurétique, et diverses substances grasses et nitrogénées, qui s'oxydent et se dénaturent au cours du processus de fermentation et de torréfaction du grain.

La caféine est un alcaloïde du groupe des xanthines, chimiquement très similaire à la purine et à l'acide urique, et responsable de la plupart des effets du café, qui sont les suivants :

Stimulant du système nerveux

Après avoir ingéré de la caféine, on peut faire de plus grands efforts intellectuels. Cependant, elle diminue la capacité de retenir et d'assimiler ce qui a été appris. Les dactylographes, après avoir pris du café, travaillent avec une plus grande rapidité, mais font plus de fautes. La vivacité mentale et le dynamisme que l'on obtient sont suivis d'une sensation de fatigue très accentuée et, quelques heures plus tard, d'un abattement qui incite à en consommer d'autres doses. Cela est dû au fiait que la stimulation de la caféine sur le système nerveux est excitante et superflue. Une tasse de café ne contient aucune des substances nutritives dont le cerveau a besoin pour son fonctionnement normal, comme le glucose, les vitamines du groupe B, la lécithine ou les sels minéraux (phosphore, calcium, etc.). Le café excite, mais il ne nourrit pas ; à fortes doses, il irrite et épuise le système nerveux.

Sur l'appareil circulatoire

Le café produit une augmentation de la force contractile du cœur et une légère augmentation de la tension artérielle. Or, il faut tenir compte du fait que des doses répétées produisent une irritabilité du muscle cardiaque, qui se manifeste par des tachycardies et des arythmies (altérations du rythme cardiaque). La caféine, en faisant monter le taux d'adrénaline du sang, est un facteur qui prédispose aux attaques cardiaques.

Sur l'appareil digestif

Le café produit une augmentation de la sécrétion des sucs gastriques, ce qui peut faciliter la digestion à un moment donné. Mais son usage continuel provoque une acidité excessive, la gastrite, et favorise l'apparition de l'ulcère gastro-duodénal, ainsi que la colite, en raison de l'action irritante de l'huile essentielle qu'il contient. La consommation habituelle de café surcharge également le foie.

En relation avec certains cancers

L'usage habituel de café a été mis en relation avec le cancer de la vessie, du pancréas et du côlon, ainsi qu'avec l'augmentation du taux de cholestérol dans le sang.

L'utilisation thérapeutique

L'utilisation thérapeutique du café peut se justifier de façon exceptionnelle dans les cas suivants, lorsqu'on ne dispose pas d'autres médicaments présentant moins d'effets secondaires :

Intoxication alcoolique aiguë (ivresse)

Le café peut neutraliser, bien que de façon incomplète, les effets dépressifs de l'alcool sur le système nerveux. On peut l'utiliser comme un remède "maison" pour "éveiller" partiellement ceux qui se sont intoxiqués avec des boissons alcoolisées. Un traitement adéquat de l'intoxication éthylique exige, entre autres choses, de grandes doses de vitamines du complexe B, que le café ne possède pas.

Lipothymie

Évanouissements dus à l'épuisement physique et à la fatigue. Le café peut procurer une stimulation provisoire, mais en aucun cas curative. Il est nécessaire d'appliquer un traitement adapté à ces cas.

Céphalées

(maux de tête), migraines, congestion cérébrale dues à la grippe ou à des affections catarrhales, fièvre : le café "dégage" la tête et produit un soulagement subjectif des malaises provoqués par la grippe. Dans ces cas, le véritable traitement consistera à utiliser les agents naturels, qui stimulent les défenses organiques et ont une action préventive.

Précautions

Le café ne doit pas être consommé de façon continue, même comme médicament, du fait de sa teneur en caféine, qui entraîne la dépendance (nécessité de continuer à prendre) et la tolérance (nécessité d'augmenter la dose), comme c'est le cas de toutes les autres drogues. Si on l'utilise comme médicaments, il ne faudrait pas dépasser la dose de deux ou trois tasses par jour.

L'usage du café est formellement contre-indiqué dans les cas suivants : ulcère gastro-duodénal, gastrite, brûlures d'estomac, colite, nervosité, hypertension, cardiopathies, arythmies, goutte, grossesse (ralentit la croissance du fœtus), allaitement (la caféine passe dans le lait).

Préparation et emploi

Usage interne

    1. Infusion de grains verts ou torréfiés.

Données supplémentaires