Maladies et autres troubles du chat

Vous trouverez ci-après un bref résumé des maladies et situations les plus rencontrées chez le chat. Quoi qu'il en soit, seul votre vétérinaire et habilité à faire un diagnostic et à prescrire un traitement ; consultez-le au moindre symptôme inquiétant.

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Sommaire
  1. Les signes généraux de la maladie

  2. Maladies rencontrées chez le chat
    1. Le typhus (gastro-entérite infectieuse ou leucopénie infectieuse)
    2. La rage
    3. La toxoplasmose
    4. La pneumonie
    5. La cystite
    6. L'anémie
    7. L'eclampsie
    8. Le cancer
    9. Les affections de l'oreille et l'hématome
    10. Les parasites
    11. Les ulcérations
  3. Les affections de l'œil
    1. La conjonctivite
    2. La kératite
  4. Les affections de la peau
    1. Les allergies
    2. L'alopécie
    3. L'eczéma
    4. L'impétigo
    5. Les pellicules
  5. Les parasites
    1. Les puces
    2. Les tiques
    3. La gale
    4. La gale des oreilles
    5. Les poux
    6. La teigne
    7. La teigne fabique
    8. Les vers ronds
    9. Les vers plats
    10. Les ankylcrétomes et les oxyures
    11. Les protozoaires
  6. Les urgences
    1. La respiration artificielle
    2. Comment soulever et transporter un chat accidenté ?
    3. Trousse de première urgence pour animaux
    4. Les accidents de la circulation
    5. Morsures et piqûres d'insectes
    6. Les hémorragies
    7. Les brûlures
    8. L'absorption de corps étrangers
    9. Les convulsions
    10. La noyade
    11. L' électrocution
    12. Les accidents oculaires
    13. Les fractures
    14. Le coup de chaleur
    15. Les empoisonnements
    16. Le choc

Les signes généraux de la maladie

II a mauvaise haleine. Avant de vous inquiéter, essayez de vous rappeler s'il n'a pas mangé de poisson ou un aliment quel­conque à l'odeur désagréable. Si ce n'est pas le cas, consultez votre vétérinaire. Une mauvaise haleine peut être le symptôme d'une carie, de troubles urinaires ou de la présence de vers ronds.

Il salive abondamment. Il peut s'agir d'un empoisonnement ou encore d'une maladie virale comme la pneumonie. Un corps étran­ger peut également s'être logé dans la bouche ; dans ce cas, mieux vaut l'enlever avant que l'animal ne l'avale.

Ses gencives sont décolorées. Elles indi­quent une anémie, des parasites ou n'im­porte quelle autre affection. Après un accident, des gencives décolorées signalent une hémorragie interne.

Son nez coule. Il s'agit presque toujours d'une maladie virale (pneumonie). Il éternue. Il a pris froid ou bien un corps étranger s'est logé à l'intérieur de son nez.

Ses yeux sont rouges et enflammés. Quelquefois un signe de maladie respira­toire. l'œil peut également être irrité par la poussière ou la présence d'un corps étran­ger.

Ses yeux coulent. Il s'agit presque tou­jours d'un rhume.

Ses yeux (ou un seul) deviennent opa­ques. Cela peut provenir d'une ulcération ou de tout autre trouble oculaire grave. Conduisez-le vite chez le vétérinaire.

Il se gratte les oreilles sans cesse. Le grattage fréquent des oreilles peut révélera la présence de parasites (notoèdres- otodectes). Si l'oreille contient des croûtes brunâtres et malodorantes, il peut y avoir une ulcération. Si elle est chaude et douloureuse, il peut s'agir d'un hématome (gonfle­ment contenant du sang) qui nécessitera une petite intervention chirurgicale.

Il tousse. Il peut s'agir de la toxoplasmose ou bien encore d'une pneumonie.

Il respire mal. Une respiration saccadée peut être un symptôme de pneumonie, de toxoplasmose ou de troubles cardiaques.

Il ne mange pas. Un chat en bonne santé peut sauter deux ou trois repas. Au-delà de trois ou quatre jours, mieux vaut consulter votre vétérinaire.

Il maigrit. Il faut toujours rechercher h cause d'une perte de poids brutale : anémie, parasites, affections diverses.

Il est faible et apathique. Attention à l'anémie, aux troubles cardiaques et aux parasites.

Il ne boit pas. Il se tient, tête pendante au dessus de son bol d'eau, mais sans boire: Il s'agit presque toujours du typhus. Cela peut aussi révéler une affection rénale.

Il boit trop. Cela peut être le symptôme rie plusieurs maladies : le diabète, une maladie du foie, une cystite ou une infection de l'utérus.

Il vomit. Les chats vomissent souvent sans que cela signifie qu'ils sont malades Cependant il faut se méfier des intoxications, des vers ou d'une affection des reins ou du foie. S'il vomit un liquide jaunâtre, conduisez-le immédiatement chez le vétérinaire, il s'agit presque toujours du typhus.

Il a des difficultés pour uriner. De fréquentes visites à son bac et une urine qui contient du sang indiquent une cystite. Portez-le de toute urgence chez le vétéri­naire surtout s'il s'agit d'un mâle. En cas d'obstruction de l'urètre, la mort peut intervenir dans les vingt-quatre heures.

Elle a des pertes vaginales. Il y a infection de l'utérus.

Il est constipé. Il y a plusieurs possibilités : il ne prend pas suffisamment d'exercice; son régime alimentaire est mal adapté. Supprimez les aliments déshydratés ; vous pouvez également mélanger à sa nourriture un laxatif léger comme l'huile de paraffine (une cuillerée à café). Si cela ne donne pas de résultat, voyez votre vétérinaire, la consti­pation peut aussi être causée par des boules de poils ou bien encore par une tumeur.

Il a la diarrhée. Une diarrhée véritable est totalement liquide. Elle peut indiquer un état d'excitation passager, une alimentation mal équilibrée ou bien la présence de parasites. Donnez-lui des féculents pendant un ou deux jours (riz ou pâtes). Adressez-vous à votre vétérinaire si la situation n'évolue pas. Une diarrhée présentant des traces de sang peut être provoquée par une tumeur, des parasites ou tout autres maladie qui néces

II traîne son arrière-train sur le sol. Cela peut tout simplement signifier que des excréments séchés sont restés pris dans les poils qui entourent l'anus. Mais cela peut également signaler la présence de vers ou un engorgement des glandes anales.

Il a une température élevée. Une tempé­rature supérieure à 38,8 °C signifie que quel­que chose ne va pas. Mais si elle est inférieure à 38,2 "C, vous devez vous inquiéter tout autant.

Il est ballonné. Un abdomen distendu peut indiquer une cystite, des troubles cardia­ques. une tumeur ou de l'hydropisie.

Il a une grosseur. Toute grosseur doit être examinée par un spécialiste, surtout si elle augmente rapidement de volume.

Il a des convulsions. Elles peuvent avoir des origines multiples : nervosité excessive, angoisse provoquée par la constipation, parasites, empoisonnement, urémie, fracture du crâne ou éclampsie s'il s'agit d'une chatte qui vient de mettre bas. Si ces convulsions sont fréquentes, mieux vaut voir le vétérinaire.

Son comportement a brusquement changé. Si un chat d'habitude affectueux devient brutalement agressif ou bien s'il reste prostré sous un meuble, prenez garde. Les chats contractent rarement la rage, mais lorsque cela arrive, il sont particulière­ment dangereux. Les miaulements d'un ani­mal enragé sont bas et rauques, très différents de sa voix habituelle.

Maladies rencontrées chez le chat

Le typhus (gastro-entérite infectieuse ou leucopénie infectieuse)

Quel que soit le nom qu'on lui donne, cette maladie très contagieuse tue chaque année des milliers de chats, en particulier dans les villes, au cours des épidémies qui se produisent le plus souvent au printemps et au début de l'été. Le typhus est une maladie virale. Un chat peut la contracter uniquement en pénétrant dans une cage contaminée. La période d'incu­bation (période qui va de la contamination à l'apparition des premiers symptômes) est de quatre à dix jours. La maladie évolue ensuite très vite jusqu'à la mort qui peut intervenir dans les quarante-huit heures.

Au moindre signe suspect, il est indispensa­ble de conduire l'animal chez le vétérinaire. Cette affection n'est pas facile à diagnostiquer, mais elle présente néanmoins des éléments dominants : vomissements (de liquide jaunâtre ou verdâtre), forte température, plaintes, diar­rhée. L'attitude d'un chat atteint du typhus est caractéristique : il se tient debout ou assis, tête pendante au-dessus de son bol d'eau mais refuse de boire. Si l'on n'intervient pas, il mai­grit rapidement, s'affaiblit, et perd ses poils en particulier sur la queue, sa robe devient terne et finalement l'animal se déshydrate. Très peu de chats survivent au typhus. En matière de prévention, il existe un vaccin par­faitement efficace.

Si malheureusement la maladie s'est déjà ins­tallée, votre vétérinaire injectera sans doute des antibiotiques afin de prévenir les infections secondaires. Mais le risque est si grand de contaminer les autres chats que le praticien refusera certainement de garder le malade. Le traitement est en outre très aléatoire et dépend surtout de la résistance de l'animal. Votre première tâche sera de tenter de le réhydrater en lui donnant des aliments liquides, si besoin est au moyen d'un compte- gouttes. S'il survit, une longue thérapeutique de convalescence sera nécessaire. Vous le nourrirez d'aliments pour bébé avant de lui donner une nourriture plus substantielle. Mais préparez-vous au pire, cette maladie est pres­que toujours mortelle.

La rage

La rage n'est pas très courante chez le chat. Elle se transmet par morsures (chiens, renards, chauves souris).De l'emplacement de la morsure dépend l'évolution plus ou moins rapide de la maladie. Les morsures à la tête et aux membres sont les plus dangeureuses. La forme "muette" de la rage est rare chez le chat qui contraste la forme dites "furieuse". L'animal devient agressif, mordant et griffant et griffant tout ce qui est à sa portée. Ses pupilles sont dilatées et il a des difficulté à ava 1er. Il salive abondamment et se plaint avec une voix rauque caractéristique.

Au stade suivant, l'animal refuse de manger et de boire (d'où l'autre nom de cette maladie : l'hydrophobie) et il peut présenter des convul­sions. La mort intervient dans les sept à dix jours.

Si votre chat griffe quelqu'un, cela ne signifie pas bien entendu qu'il est enragé. Mais si son comportement change du tout au tout, si de chat affectueux il se transforme en animal sau­vage, alors prenez garde. Ne le laissez pas vous approcher, enfermez-le et appelez aussitôt votre vétérinaire, une société de protection ou la police. S'il mord quelqu'un signalez-le à la police ou bien aux autorités sanitaires de votre lieu de résidence ou de séjour. Enfin, si vous avez été mordu par un chat étranger, qu'il pré­sente ou non les symptômes de la rage, lavez soigneusement la plaie à l'eau et au savon et voyez un médecin. Un vaccin existe contre la rage.

La toxoplasmose

Cette maladie est due à la présence d'un proto­zoaire parasite. Elle est commune à tous les animaux domestiques. Transmise par les excréments, le jetage nasal et la salive des ani­maux contaminés, elle est en outre transmissible à l'homme.

Cette maladie est particulièrement dange­reuse pour le fœtus humain. Un enfant dont la mère a été contaminée au cours de sa gros­sesse peut naître avec des malformations du cerveau ou des yeux. Compte tenu de la diffi­culté qu'il y a à diagnostiquer avec précision la toxoplasmose, mieux vaut prendre, dès le pre­mier signe suspect, un certain nombre de précautions :

1/ Dans la mesure du possible, ne laissez pas votre chat chasser. Nourrissez-le de préfé­rence d'aliments cuits, secs ou en boîte.

2/ Portez des gants lorsque vous changez et nettoyez son bac. Ensuite, lavez-vous soigneusement les mains.

3/ Mettez toujours des gants pour jardiner.

4/ Si vous disposez d'un tas de sable dans votre jardin, couvrez-le lorsque les enfants n'y jouent pas et surveillez-les lorsqu'ils l'utilisent.

5/ Evitez de consommer de la viande crue ou mal cuite.

6/ Prenez garde aux insectes qui peuvent se trouver dans la maison (mouches, cafards).

Les symptômes de la toxoplasmose sont les suivants: perte de l'appétit, température élevée, perte de poids, difficultés respiratoires. Si votre vétérinaire diagnostique la toxoplasmose. vous devrez suivre un traitement en temps que l'animal

La pneumonie

Comme chez l'homme, la pneumonie est chez le chat une maladie grave. Elle intervient le plus souvent lorsque l'animal se trouve en état de moindre résistance, à la suite du typhus par exemple.

La maladie se manifeste par une respiration pénible, de la toux, un jetage nasal (parfois hémorragique) et une forte élévation de la température. Un traitement par antibiotiques s'impose et, la majorité des chats y réagit très bien. Enveloppez-le chaudement et emmenez-le chez le vétérinaire.

La cystite

La cystite est une inflammation de la vessie très douloureuse et assez courante chez le chat. La cystite présente les symptômes suivants : tentatives répétées et vaines pour uriner (l'urine contient parfois du sang), hausse de la température et soif intense. S'il y a obstruction de l'urètre, l'animal sera ballonné et vomira. N'attendez pas que ces signes se manifestent avant de consulter le vétérinaire. Cette affection est sérieuse, sur­tout chez les mâles.

L'anémie

L'anémie est fréquemment une conséquence de la malnutrition ou d'une maladie grave. Ses symptômes sont sensiblement les mêmes que ceux d'un certain nombre d'autres maladies : prostration, vomissements. L'anémie n'est pas facile à diagnostiquer lorsque l'on n'est pas un spécialiste. Une décoloration des gencives est toujours suspecte.

L'eclampsie

L'eclampsie est une maladie grave qui atteint parfois les chattes qui viennent de mettre bas. Elle est provoquée par une chute brutale du taux de calcium dans le sang. Elle se manifeste par une perte de l'appétit, une température élevée, des tremblements, une démarche difficile et des convulsions. Si l'on n'intervient pas, ces signes sont rapide­ment suivis du coma et de la mort.

Il n'est pas possible de traiter l'éclampsie à la maison. L'animal doit être emmené chez le vétérinaire qui fera des injections de calcium.

Le cancer

Les cancers les plus fréquents chez le chat sont ceux de la bouche, des glandes mammaires, des os ou du sang.

Les affections de l'oreille et l'hématome

Un hématome (gonflement dû à une accumula­tion du sang) se forme entre la peau et le carti lage de l'oreille externe. Il est douloureux et nécessite une petite intervention chirurgicale.

Les parasites

Ce petit problème peut se transformer en maladie grave s'il n'est pas soigné.

Les ulcérations

Les ulcérations de l'oreille peuvent être cau­sées par des parasites ou par une infection. Elles se transforment en croûtes qui provo­quent de vives démangeaisons. Vous pouvez éliminer en partie ces croûtes en les lavant à l'eau savonneuse et en imprégnant les ulcéra­tions d'huile d'amandes douces, ce qui soula­gera provisoirement l'animal.

Les affections de l'œil

La conjonctivite

C'est une inflammation de la conjonctive qui se manifeste par une rougeur de cette muqueuse et un écoulement de larmes ou de pus. L'irrita­tion due à certains éléments extérieurs (poussières-pollen) physiques ou chimiques est souvent à l'origine d'une conjonctivite. Vous pouvez nettoyer les yeux de l'animal avec une solution d'acide borique et d'eau bouillie tiède (1 cuillerée à café pour un demi- litre d'eau, quelques gouttes dans le coin de l'oeil avec un compte-gouttes). Si au bout de quarante-huit heures il n'y a pas d'améliora­tion, voyez votre vétérinaire.

La kératite

La kératite est une inflammation de la cornée ou bien encore un ulcère provoqué par un traumatisme. Le chat est anormalement sensible à la lumière ; la cornée bleuit et devient opaque. Le traitement est le même que celui de la conjonctivite. S'il y a un ulcère, l'animal doit être vu par un vétérinaire.

Les affections de la peau

Les maladies de la peau, autres que celles qui sont causées par un parasite, sont malheureu­sement souvent chroniques et d'origines multi­ples. Le diagnostic n'est pas toujours très facile.

Les allergies

Plusieurs allergies à certains aliments et à certaines plantes peuvent prendre la forme de der­matoses qui se manifestent par l'apparition de boutons ou de lésions. Il est tout aussi difficile d'identifier la cause d'une allergie chez le chat que chez l'homme.

L'alopécie

L'alopécie est une chute des poils générale­ment circonscrite qui intervient parfois sans raison apparente. Le traitement dépend donc de la cause. Les troubles causés par des trou­bles hormonaux se soignent parfaitement avec des doses quotidiennes de l'hormone adé­quate. Mais il peut aussi s'agir d'une affection rénale, de parasites, d'une déficience alimen­taire. L'animal peut enfin s'être tout simple­ment frotté contre une surface rugueuse.

L'eczéma

L'eczéma se manifeste par des démangeai­sons, l'apparition de pellicules et de placards cutanés couverts de dépôts brunâtres suin­tants. Les causes sont variables: régime mal adapté, allergies, parasites... Agissez comme pour les dermatoses et voyez votre vétérinaire.

L'impétigo

Cette maladie de peau est contagieuse et transmissible à l'homme. Ses croûtes caractéristi­ques tombent facilement et envahissent tout le corps. Saupoudrez-les d'un antiseptique après avoir pris la précaution d'enfiler des gants en caoutchouc et interdisez aux enfants de tou­cher l'animal.

Les pellicules

Le terme dermatose englobe de nombreuses maladies de peau depuis les pellicules jusqu'à la démangeaison intense. Le chat peut parfois se gratter jusqu'au sang. On peut aussi bien sus pecter une allergie que des parasites, une piqûre d'insecte, des engelures ou encore une réaction à une trop forte chaleur. Si des bains chauds d'eau savonneuse et des applications d'alcool camphré par exemple demeurent sans effet, consultez votre vétérinaire.

Les parasites

Comme l'homme, les animaux sont parfois vic­times de parasites externes ou internes. Le meilleur moyen de lutter contre eux est non seulement de respecter une hygiène rigoureuse, mais aussi de connaître leur cycle de vie. A défaut de les éliminer complètement, il ne sera pas difficile d'éviter leur prolifération.

Les puces

Les puces sont de petits insectes à carapace dure qui peuvent franchir de grandes distances en un seul bond. Elles ont une nette prédilec­tion pour les parties tièdes du corps ; chez le chat, elles choisissent la poitrine, le cou et la base de la queue ; certaines se manifestent au contraire dans les régions où le poil est le plus court c'est-à-dire autour des yeux et sur les oreilles.

Les femelles pondent près de 500 œufs au cours de leur vie. Ces œufs sont déposés sur les meubles, les coussins et les couvertures, entre les lames de parquet, dans le sable et la poussière. Au bout de deux semaines, si la tem­pérature extérieure est supérieure à O°, les puces adultes sortent de leur cocon protec­teur. Leur cycle de vie dure un mois. Hormis le fait que leur présence est très dés­agréable, les puces peuvent servir d'hôte inter­médiaire à certains ténias. Certaines peuvent même transmettre la peste bubonique ou le typhus. Il est donc très important de limiter leur prolifération.

Comment s'en débarrasser ?

C'est une opération facile. Vous trouverez des poudres non toxiques dans le commerce. Le moyen le plus efficace de débarrasser un chat de ses puces consiste à utiliser un sac en plastique ou une serviette de toilette. Enduisez le tour des yeux du chat de vaseline. Saupoudrez-le abondamment et introduisez-le dans le sac en plastique, la tête à l'extérieur. Laissez agir quinze minutes. Les puces vont se précipiter sur la tête que vous saupoudrerez alors en évitant le nez, les yeux et la bouche.

Sortez l'animal de son sac après l'avoir déposé sur du papier journal et peignez-le soigneusement. Répétez cette opération une fois par semaine pendant quelque temps.

Débarrasser le chat de ses puces n'est que la première bataille de la guerre dans laquelle vous venez de vous engager. Le second stade consistera à désinfecter la maison et plus parti­culièrement les couvertures, les coussins, les meubles et surtout l'endroit où dort le chat.

Contrairement à ce que l'on pense générale­ment, les puces mordent l'homme et ces mor­sures nous sont tout aussi désagréables qu'elles le sont au chat. Quiconque a vécu tout un été les jambes couvertes de petites taches rouges qui démangeaient furieusement peut en témoigner. Malheureusement les puces ne s'at­taquent pas à tout le monde... et le plus difficile sera sans doute de convaincre une épouse ou un compagnon de chambre incrédules (et indemnes !) de la présence de ces indésirables.

La puce du chat ne vit pas sur l'homme. Le problème sera donc facilement réglé si l'on en débarrasse à la fois l'animal et la maison. Enfin, voici un conseil dicté par une douloureuse expérience : évitez les pantalons serrés et, dans la mesure du possible, circulez les pieds nus autour de votre maison. Ces parasites s'at­taquent plus volontiers aux jambes et préfèrent se glisser entre les mailles confortables d'une chaussette plutôt que de sauter sur la peau nue.

Les tiques

Les tiques sont également des insectes à cara­pace dure qui peuvent supporter de longues périodes sans nourriture et d'importantes variations de température et de climat. On ne les rencontrait autrefois que dans les campagnes. Aujourd'hui, elles infestent même les villes et leurs banlieues. Les tiques adultes grimpent le long des brins d'herbe ; lorsqu'une victime (chat, chien, mouton, vache ou homme) passe à leur portée, elles se fixent à la peau et se gorgent du sang de leur hôte. Les tiques sont des parasites dangereux ; elles peuvent véhiculer des maladies transmissibles à l'homme. Elles sécrètent en outre une toxine qui affecte le système nerveux du chat. La peau peut présenter des inflammations ou des abcès à l'endroit où l'insecte a élu domicile.

Les bains antiparasitaires nous semblent plus efficaces que les poudres lorsque l'on se trouve en présence d'un animal très infesté.

Si, au contraire, les tiques ne sont pas très nombreuses, anesthésiez-les d'abord avec du vinaigre, de l'alcool ou du dissolvant à ongles. Puis retirez-les doucement une par une avec une pince à épiler. N'utilisez pas vos doigts, vous auriez beaucoup moins de prise et vous risqueriez en outre de vous exposer à une maladie. Faites enfin le nécessaire pour en débarras­ser votre maison ; cela ne sera pas facile. Vous trouverez dans le commerce des produits très efficaces. Imprégnez tous les endroits suspects. Les tiques ont la vie dure et peuvent se cacher n'importe où.

La gale

Il existe deux sortes de gales : la gale démodécique et la gale sarcoptique. Seul le vétérinaire pourra faire un diagnostic précis.

La gale démodécique se manifeste par des dépilations, spécialement autour des yeux, des rougeurs, la formation de pustules et une perte de poids excessive. Une autre variété de gale est caractérisée par d'intenses rougeurs suin­tantes et malodorantes. La gale démodécique peut également s'attaquer au foie, aux pou­mons, à la rate et à d'autres organes essentiels. À ce stade elle est difficile à guérir.

La gale sarcoptique, elle, provoque des irritations, des dartres, des croûtes et des dépilations. Elle débute généralement au niveau de la tête, mais peut s'étendre à le corps

La gale des oreilles

Cette affection est fréquente chez le chat. Il s'agit d'un parasite qui creuse des galeries dans la peau de l'oreille externe, provoquant l'appa rition de croûtes et causant de vives démangeaisons.

Un chat qui secoue la tête ou se gratte les oreilles sans cesse ou encore les tient anorma­lement baissées peut en être atteint. Seul le vétérinaire saura appliquer le traitement néces­saire. En attendant, et pour soulager votre chat, vous pouvez nettoyer les lésions à l'eau oxygénée et appliquer de l'huile d'amande douce. Il est préférable de se faire aider pour procéder à cette petite opération.

Les poux

Les poux sont de petits insectes qui passent leur vie entière sur leur hôte qui peut être tout animal à sang chaud ou bien l'homme. Ils ne sautent pas comme le fond les puces, mais se transmettent par cntact direct avec l'animal ou avec des poils mort porteurs de lentes.

Pour débarrasser un chat de ses poux, procédez de la même façon que pour les puces. Si vous avez des enfants, il vous faudra sans doute leur faire subir un traitement approprié. Les poux sont parfois à l'origine d'anémies graves chez les chatons et peuvent plus rarement inoculer le thypus à l'homme.

La teigne

La teigne est une mycose extrêmement conta gieuse. Ne touchez un animal qui vous paraît suspect qu'avec des gants en caoutchouc et interdisez aux enfants de l'approcher.La teigne se manifeste par des zones de dépilation circulaires, sèches, croûteuses ou suin­tantes. La teinture d'iode en applications locales est assez efficace, mais vous devrez veiller a ce que le chat ne la lèche pas. Le vétérinaire vous prescrira un traitement par voie orale.

La teigne fabique

Cette forme de mycose ressemble beaucoup à la teigne courante. Elle est également très contagieuse. Elle apparaît généralement au niveau de la tête et des pattes. Le traitement est le même que celui qui est indiqué ci-dessus et les précautions que vous devrez prendre tout aussi rigoureuses.

Les vers ronds

Les vers ronds (ou ascarides) sont les parasites internes les plus couramment rencontrés chez le chat. Ils se transmettent par contact avec les excréments d'animaux infectés. Quand les larves sont ingérées par un chat (lorsqu'il se lèche les pattes par exemple) elles subissent une maturation et vont ensuite migrer à travers le foie et le poumon pour revenir dans l'intestin où elles se transforment en vers adultes. L'animal maigrit, mais son abdomen est bal­lonné, son poil terne, son haleine douceâtre et il souffre de diarrhée. Il peut parfois rejeter des vers adultes dans ses selles ou lorsqu'il vomit.

Les chatons sont fréquemment infestés dans le ventre de leur mère au moment de la migra­tion des larves dans le sang. Un bon moyen de prévenir les complications consiste à montrer au vétérinaire un échantillon de matière fécale des chatons dès leur quatrième semaine.

Ce parasite ne s'attaque pas à l'homme, mais des cas d'infestation par ascarides ont été observés chez des enfants. De nombreux traitements existent dans le commerce, mais il est toujours préférable de consulter le vétérinaire. Faire absorber un ver­mifuge à un jeune chat est une opération déli­cate au cours de laquelle il est facile de tuer le chaton en même temps que ses vers.

Les vers plats

Les vers plats (ou ténias) sont un autre parasite interne très courant. Le ténia loge dans l'intes­tin du chat et peut atteindre une longueur de 60 cm. Ce parasite n'est pas aussi dangereux que les autres vers, mais il peut provoquer une occlusion intestinale. Souvent la seule manifestation de sa présence consiste dans la découverte d'anneaux mobiles autour de l'anus de l'animal (les anneaux ont l'aspect de grains de riz séchés).

Un chat infesté traînera son arrière-train sur le sol (ce geste peut aussi signaler un engorgement des glandes anales). Les autres symptômes sont une nervosité excessive, une robe terne, des vomissements et parfois même des convulsions. Comme pour les ascarides, les traitements du commerce sont généralement efficaces, mais dangereux à utiliser. Les moyens de pré­vention sont aléatoires ; vous diminuerez les risques en éliminant les puces et eh ne donnant jamais de poisson cru.

Les ankylcrétomes et les oxyures

Les ankylostomes sont assez fréquents dans les régions chaudes et humides. Comme les ascarides, ces parasites circulent dans le sang et pondent leurs œufs dans l'intestin. C'est ainsi qu'il infestent les chatons avant la nais­sance. Les symptômes les plus évidents de leur présence sont l'anémie, la perte de poids accompagnée de diarrhées hémorragiques. Plus tard peuvent apparaître une forte tempé­rature, de la toux et un jetage nasal et oculaire. Les ankylostomes ne peuvent être diagnostiqués que par le vétérinaire.

Les oxyures siègent dans le caecum et le colon, et une opération chirurgicale est sou­vent nécessaire pour les éliminer. Les symp­tômes présentent une inflammation des régions atteintes, de la douleur, une perte de poids, de la diarrhée et des vomissements. Il n'y a pas de signes extérieurs, car ces vers s'infil­trent dans la paroi du caecum.

Les protozoaires

Deux types de parasites microscopiques peu­vent être rencontrés chez le chat : les coccidie et les giardia. Ces deux maladies, la coccidiose et la giardiase se manifestent par une perte de poids et des diarrhées hémorragiques. Seul un laboratoire pourra faire le diagnostic.

Les urgences

Votre règle d'or en cas d'urgence devra tou­jours être : "Pas de panique". Gardez votre sang-froid et rassurez votre chat. Souvenez- vous que c'est lui qui a de bonnes raisons pour s'affoler et que c'est lui qui souffre. Il vous fau­dra sans doute le tenir, ce qui signifie que vous aurez besoin d'une aide extérieure.

La respiration artificielle

Il existe deux méthodes pour pratiquer la respi­ration artificielle :

Voyons tout d'abord la méthode manuelle.

Couchez le chat sur le côté, les pattes éten­dues. Mettez la tête en extension en la tirant légèrement vers l'arrière, sortez la langue de la bouche pour qu'elle ne l'étouffé pas. Posez vos mains à plat sur les côtes et appuyez ferme­ment, mais sans brutalité, relâchez, attendez... appuyez, relâchez, attendez... toutes les deux secondes sur le même rythme.

Une seconde méthode est à votre disposi­tion : le bouche à bouche.

Nettoyez rapide-ment le visage au chat, respirez profondement, posez votre bouche sur le museau et soufflez. Vous avez le choix: soit souffler dans la bouche de l'animal, vous obturerez alors les naseaux avec votre doigt ; soit souffler dans les naseaux et vous maintiendrez la bouche fer­mée ; mais ne soufflez pas dans ces deux ouvertures à la fois. Retirez-vous et attendez que l'air ressorte des voies respiratoires. Recommencez à raison de six fois environ par minute.

N'abandonnez pas trop vite. Si l'animal réa­git, sa respiration sera d'abord lente et difficile ; elle s'améliorera progressivement. Dès que le blessé respire normalement, traitez le choc (couverture chaude, jamais d'alcool) et précipitez-vous chez le vétérinaire.

Comment soulever et transporter un chat accidenté ?

Le meilleur moyen, s'il est conscient, consiste à le saisir d'une main par la peau du cou et de soutenir l'arrière-train de l'autre. Vous pourrez ainsi le contenir s'il s'affole et tente de griffer. En cas de fracture, fixez des attelles le long de l'os atteint avant de ramasser l'animal. S'il n'y a pas de fracture, transportez-le dans un sac ou dans une boîte. En cas de blessures graves, enveloppez-le dans une couverture. Vous pouvez soupçonner une fracture du bassin si l'arrière-train est paralysé.

Trousse de première urgence pour animaux

La liste ci-dessous comprend beaucoup de produits à usage humain. Pour des raisons évidentes, il est cependant préférable de les réserver à votre chat.

Votre vétérinaire vous indiquera les autres produits ou instruments dont vous pourriez avoir besoin.Conduisez-le chez le vétérinaire après l'avoir doucement déposé sur une planche. Si vous craignez des contusions internes, emmaillotez-le dans des bandelettes en tissu avant de le transporter.

Les accidents de la circulation

Une première règle : ne laissez jamais un chat blessé seul pendant que vous cherchez del'aide. Glissez une couverture (ou un manteau) sous l'animal et tirez-le sur le bas-côté. Si cela est nécessaire, posez un garrot. Recherchez les fractures et immobilisez-les au moyen d'at­telles de fortune. Traitez le choc et conduisez l'animal chez le vétérinaire. La couleur grise des gencives peut signaler des contusions internes.

Morsures et piqûres d'insectes

Les morsures causées par d'autres chats sont dangereuses car elles s'infectent facilement. Nettoyez soigneusement ce genre de plaie avec de l'eau oxygénée. Si la plaie se trans­forme en abcès, mieux vaut voir immédiate ment le vétérinaire. Les chats crèvent souvent leurs abcès eux-mêmes. Ce n'est pas très effi­cace et cela les expose encore davantage aux infections. Les morsures de chiens se caractérisent par de larges déchirures. Traitez la plaie comme nous le décrivons au paragraphe Hémorragies. Il est souvent nécessaire de faire poser des agrafes. Les chats sont rarement mordus par les ser­pents. Mais si vous vivez dans une région où l'on peut en rencontrer, mieux vaut savoir comment agir en cas d'urgence.

Ne faites rien si votre vétérinaire peut vous recevoir dans l'heure qui suit l'accident. Si ce n'est pas le cas, posez un garrot (morceau de tissu, mouchoir) sur la patte de l'animal à envi­ron 5 cm au-dessus de la plaie. N'oubliez pas de relâchez le garrot quelques secondes tous les quarts d'heure afin de permettre la circulation du sang.

Stérilisez un couteau aiguisé à une flamme et incisez la (ou les) morsure en "X". Souvenez- vous que la vie de votre chat dépend de la rapi­dité de vos réflexes. Procédez à la succion de la plaie jamais avec votre bouche. Vous trouverez dans le commerce des appareils spéciaux et si vous habitez une région infestée par les serpents vous n'aurez peut-être pas à regretter cet achat. Si l'enflure progresse en direction du garrot, remontez ce dernier de 5 cm, incisez à nouveau et procédez à une aspiration supplémentaire. Traitez le choc et conduisez votre chat chez le vétérinaire.

Le dard des insectes s'enlève facilement au moyen d'une pince à épiler. Appliquez des compresses froides sur la piqûre pour atténuer la douleur et l'enflure (un peu d'alcool camphré diminuera la sensation de démangeaison). Sur veillez l'animal, et s'il présente des signes d'al­lergie, voyez votre vétérinaire.

Les hémorragies

Les chats prennent soin eux-mêmes de leurs blessures en les léchant. Mais vous pouvez aider votre compagnon en coupant les poils qui entourent les plaies qu'il ne peut atteindre et en les nettoyant avec un antiseptique. Une hémoragie, meme importante, peut être facilement arrêtée si l'on exerce sur la blessure une pression ferme avec une compresse, un mouchoir propre ou une serviette.

N'utilisez un tourniquet que dans les cas graves et n'oubliez pas de le relâcher quelques secondes tous les quarts d'heure afin de réta­blir la circulation sanguine. Consultez le vétéri­naire dès que possible.

Les brûlures

Les brûlures exigent des soins immédiats. Veil­lez avant tout à ne pas mettre en contact avec la plaie tout objet qui ne soit pas stérile. N'utili­sez jamais un antiseptique quel qu'il soit sur une brûlure.

Appliquez sur la partie atteinte de l'eau froide ou de la glace pendant environ quinze minutes. Puis enduisez-la d'une pommade spé­ciale pour les brûlures, de vaseline, d'acide picrique, ou à défaut appliquez une compresse imbibée de thé fort (sauf sur les plaies très éten­dues, l'acide tannique contenu dans le thé endommagerait les tissus). Si la brûlure vous paraît grave, maintenez une compresse stérile sur la pommade. Enve­loppez d'une bande Velpeau et conduisez l'ani­mal chez le vétérinaire.

L'absorption de corps étrangers

Pour retirer un os ou tout autre objet du larynx d'un chat, vous devrez vous faire aider. Tandis que votre assistant tiendra fermement l'animal, (enveloppé dans une couverture ou dans un manteau) abaissez la mâchoire inférieure en tirant légèrement la tête vers l'arrière. En maintenant la bouche ouverte, saisissez l'objet avec votre main droite. Le chat sera peut-être cho­qué ; dans ce cas traitez-le comme nous le décrivons dans le paragraphe Chocs.

Les convulsions

Les chats qui ont des convulsions ont les pupilles dilatées, salivent abondamment, pré­sentent des signes d'extrême excitation, se mettent à courir dans tous les sens puis s'im­mobilisent, les pattes tremblantes. L'important est d'empêcher l'animal de se blesser. Enveloppez-le dans une couverture et isolez le. S'il s'agit d'une chatte qui vient de mettre bas ou si vous avez des raisons de crain dre un empoisonnement, conduisez le immédiatement chez le vétérinaire.

La noyade

Si vous venez de sauver un chat de la noyade, retournez-le immédiatement, la tête en bas, afin de dégager les voies respiratoires. Couchez-le sur le côté et tentez la respiration artificielle. Traitez le choc si nécessaire.

L' électrocution

Il arrive que des chats s'électrocutent en s'amusant à déchiqueter des fils électriques sous tension. Si le fil se trouve sur l'animal, ôtez-le au moyen d'un manche à balai (en bois) ; si c'est l'inverse, repoussez l'animal, toujours avec un manche à balai ou un morceau de bois sec. Pratiquez la respiration artificielle. Dès que la respiration reprend, traitez le choc et les brûlures éventuelles.

Les accidents oculaires

Le meilleur moyen d'enlever une poussière ou tout autre corps étranger qui se trouve dans l'oeil d'un chat, c'est d'utiliser le coin d'un mou­choir roulé en cornet. Faitez-vous aider pour immobiliser l'animal. Lavez ensuite l'œil avec quelques gouttes d'eau tiède et appliquez une pommade appropriée.

En cas d'irritation de l'œil (poussière, pollen) lavez-le avec une solution d'acide borique. Uti­lisez un compte-gouttes et instillez quelques gouttes dans le coin de l'œil. Vous pouvez ensuite appliquer une pommade. Si l'inflamma­tion persiste plus de quarante huit heures, consultez le vétérinaire.

Les fractures

Les fractures simples et les fractures incom­plètes se décèlent par une enflure et l'impossi­bilité évidente pour l'animal de bouger le membre atteint. En cas de fracture à fragments multiples, l'os peut saillir à travers la peau. Vous pouvez fabriquer des attelles de for­tune avec du carton ou un journal roulé. Placez l'attelle le long du membre cassé. Fixez avec du sparadrap de part et d'autre de la fracture.

Si l'arrière-train est paralysé, l'animal souffre sans doute d'une fracture du bassin. Couchez- le sur une planche. Faites-vous aider; il est nécessaire qu'il reste immobile pendant le transport.

Le coup de chaleur

Ce genre d'accident se produit généralement lorsque l'animal est resté enfermé trop long­temps dans une voiture exposée au soleil. Les symptômes sont les suivants : prostration, res­piration difficile, accélération du pouls, œil vitreux, parfois vomissements. Parmi les premiers soins que l'on peut don­ner, le plus simple consiste à mouiller le chat avec de l'eau froide, en particulier la tête. Dès qu'il commence à bouger, donnez-lui une cuil­lerée de café fort.

Les empoisonnements

Il est indispensable d'agir très vite en cas d'empoisonnement.

L'anilal vomit, tremble, a de convulsions: s'il s'agit d'un acide ou d'un produit caustique, l'intérieure de la bouche peut présenter des brûlures. Si vous identifiez le toxique que l'animal avalé, vous devez suivre les instructions qui figurent sur l'emballage.

Si en revanche vous l'ignorez, vérifiez en premier lieu si la langue est brûlée. Si c'est le cas, faites-lui boire du lait ou des blancs d'œufs battus. Si ce n'est pas le cas, essayez de le faire vomir en lui faisant absorber une cuillerée à café d'eau oxygénée. Vous pouvez renouveler cette dose (2 fois au maximum). A défaut d'eau oxygénée, utilisez une solution de moutarde forte, de l'eau salée ou bien encore une ou deux cuillerées de sel déposées directement sur la langue. Une fois que l'animal a vomi, faites-lui absorber du lait ou des blancs d'œufs battus

Dans tous les cas, et après avoir administré les premiers soins, conduisez votre chat chez le vétérinaire le plus rapidement possible. Si cela ne vous est pas possible, une dose de char­bon de bois activé absorbera le poison avant qu'il ne se répande dans l'organisme. Mais ne prenez cette dernière mesure qu'en cas d'ex­trême urgence.

Le choc

Le choc est un trouble caractérisé par une baisse brutale de la pression sanguine. Vous traiterez le choc après vous être assuré que la respiration est normale, avoir arrêté les éven­tuelles hémorragies et immobilisé les fractures s'il y en a.

Choqué, le chat est prostré et à demi inconcient; ses yeux sont vitreux, sa respiration courte et difficile, son puls lent et se température anormalement basse.

Enveloppez-le entièrement dans une couverture, un manteau ou un pull-over. Installez-le de manière que sa tête se trouve légérement plus bas que le reste du corps; cetteprécaution contribuera au retour du sang vers le cerveau. Conduisez le chat chez le vétérinaire.